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Eugénie Lépine-Blondeau
Audio fil du lundi 7 janvier 2019

Cunnilingus, « trouple » et déficit orgasmique : plaidoyer pour une sexualité plus diversifiée à la télé

Publié le

Otis Milburn (Asa Butterfield) et Maeve (Emma Mackey) dans la série « Sex Education ».
Otis Milburn (Asa Butterfield, à gauche), adolescent sexuellement réprimé, devient le gourou des questions sexuelles de son école secondaire dans la série télévisée «Sex Education».   Photo : jon hall/netflix / Jon Hall/Netflix

Les séries télévisées ont-elles le mandat d'éduquer le public à la sexualité? Bien qu'elles aient d'abord la mission de divertir, elles s'avèrent néanmoins pour beaucoup d'adolescents un vecteur important de l'éveil à la sexualité. Rose-Aimée Automne T. Morin constate avec désarroi que les représentations qui y dominent sont toutefois loin d'être diversifiées : phallocentrisme, hétéronormativité, corps uniformisés, alouette. À l'occasion de la sortie de la série Sex Education, la chroniqueuse, qui se fait un point d'honneur de venir parler de fesses avec rigueur, propose une liste en six points pour améliorer la sexualité à la télé.

Six souhaits pour une représentation plus diversifiée de la sexualité, par Rose-Aimée Automne T. Morin

1. Plus de conseillers, pour éclairer des situations qui font cheminer la société
Le cas de District 31 ou celui du personnage de Pretzel dans M'entends-tu? nous indiquent qu'il est toujours mieux de bien se documenter en amont quand il est question de la représentation de personnes et de groupes marginalisés.

2. Plus de consentement, sur les plateaux comme à l’écran
Cela peut faire toute la différence pour les actrices. 

3. Plus de diversité, pour moins de tabous

4. Moins de scénarios centrés uniquement sur la pénétration
Il est temps qu’on apprenne qu’il existe autre chose, que l’érotisme est vaste, pas nécessairement phallocentrique, et que tout le monde peut y trouver son compte.

5. Plus d’orgasmes féminins
Donc moins de partenaires qui viennent en même temps… D’ailleurs, pendant qu'on y est : moins de couples, plus de solo, de « trouples  » et de groupes. Soyons créatifs!

6. Finalement, moins de nudité féminine gratuite
Ou alors plus de nudité masculine gratuite

Pour conclure, on souhaite que se réalisent ces vœux de la chercheuse Iris Brey :

Pourquoi les seins sont-ils systématiquement érotisés? D’ailleurs, les poitrines qu’on voit dans les séries sont toutes parfaites. Je pense qu’à partir du moment où l'on verra des poitrines imparfaites et des hommes qui bandent mou, on sera arrivé à quelque chose de plus égalitaire.

Iris Brey

On vous laisse sur la bande-annonce de la série Sex Education, qui réinvente la comédie hormonale adolescente. Elle sera diffusée sur Netflix à compter du 11 janvier.

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