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Arts visuels : l'humilité d'accepter les erreurs du passé

Nouvelle vague

Avec Karyne Lefebvre et Karyne Lefebvre

Arts visuels : l'humilité d'accepter les erreurs du passé

Audio fil du mardi 17 juillet 2018
Montage photo représentant une femme habillée de dentelle blanche, un masque africain devant le visage, et qui tient différents fruits dans ses mains.

Extrait de l'oeuvre Les vraies demoiselles d’Avignon par The Woman Power, une installation de sept impressions numériques présentée au Musée des beaux-arts de Montréal.

Photo : The Woman Power

Les femmes « veulent se sentir représentées », rappelle l'artiste Joanna Chevalier, du collectif The Woman Power, dont l'œuvre Les vraies demoiselles d'Avignon est en ce moment au Musée des beaux-arts de Montréal à l'occasion de l'exposition D'Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d'hier à aujourd'hui. Il faut assumer que faire de l'histoire de l'art est une posture de pouvoir en soi, ajoute la conservatrice de l'art moderne au Musée national des beaux-arts du Québec, Anne-Marie Bouchard, qui rappelle l'importance de prendre une posture d'humilité pour la contextualiser.

On ne veut pas que quelqu'un d'autre raconte notre histoire.

Joanna Chevalier, artiste et cofondatrice de The Woman Power

Joanna Chevalier a cofondé la plateforme The Woman Power pour donner plus de place aux femmes dans l'espace culturel, surtout les femmes noires. Dans le milieu des arts, elles sont un peu partout dans le monde, mais très peu au Québec, fait-elle remarquer.

Joana Chevalier assise à une table, derrière un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joana Chevalier du collectif The Woman Power.

Photo : Radio-Canada

Assumer les erreurs passées de la majorité

Il faut commencer par assumer que le milieu des arts a longtemps erré, précise Anne-Marie Bouchard, du Musée national des beaux-arts du Québec. « On doit maintenant assumer le fait qu'il y a des chaînons manquants dans notre collection », dit-elle. Elle propose de repenser les expositions, entre autres à l'aide des technologies numériques ou des guides audio, par exemple.

Ce sont des absents qu'on doit mettre en scène, carrément.

Anne-Marie Bouchard, conservatrice de l'art moderne au Musée national des beaux-arts du Québec

Pour donner une place aux groupes marginalisés, il faut prendre une « position d'humilité » explique-t-elle.

« On souhaite ouvrir le dialogue autour de ces absents de l'histoire, donner la parole aux gens qui sont absents de notre collection, pas la prendre à leur place. »

Il faut surtout en parler, pour pouvoir jouer un rôle inclusif et participer à l'éducation du public, croit-elle. L'art est une représentation de notre histoire et de notre constitution. Les femmes, les minorités et les Autochtones sont « tannés » que cette discussion n'ait pas lieu, résume Mme Bouchard.

Références

Page Facebook du collectif The Woman Power (Nouvelle fenêtre)
Page de l'exposition D'Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d'hier à aujourd'hui sur le site web du Musée des beaux-arts de Montréal (Nouvelle fenêtre)
Page de l'exposition 350 ans de pratiques artistiques au Québec (Nouvelle fenêtre)

Montage photo représentant une femme habillée de dentelle blanche, un masque africain devant le visage, et qui tient différents fruits dans ses mains.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Extrait de l'oeuvre Les vraies demoiselles d’Avignon par The Woman Power, une installation de sept impressions numériques présentée au Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de l'exposition D'Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d'hier à aujourd'hui.

Photo : The Woman Power

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