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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 21 septembre 2018

Pourquoi les feux de circulation sont-ils mal synchronisés?

Publié le

Une photo montrant trois feux de circulation suspendus côte à côte. Le premier affiche un feu rouge, le deuxième un feu jaune et le troisième un feu vert.
La synchronisation des feux de circulation est une opération extrêmement complexe à laquelle il n'existe pas de solution parfaite.   Photo : iStock

Qui n'a jamais rêvé de voir tous les feux de circulation passer magiquement du rouge au vert sur son chemin? Ce rêve est-il atteignable? Cette question, le professeur titulaire au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal Nicolas Saunier a dû se la poser souvent, puisqu'il s'agit d'une de ses spécialités. Comme il nous l'explique, la réponse n'est pas simple.

Selon le professeur, le facteur humain est à la base du problème de la synchronisation des feux de circulation. « On n’est pas exactement prédictible, explique Nicolas Saunier. Le jour où on aura le contrôle de tous les véhicules, on pourra ordonner tout ça, un peu comme des trains, et ce sera plus facile. »

En attendant que les routes du monde soient remplies de véhicules interconnectés capables de communiquer avec les feux de circulation, le réseau routier doit être optimisé à la main, à partir de prédictions et de modèles.

Une photo du professeur Nicolas Saunier en train de parler au micro dans un studio de radio.
Nicolas Saunier estime que le Saint-Graal de la fluidité des transports se trouve du côté des capteurs et des voitures connectées. Photo : Radio-Canada/Karl-Philip Vallée

Nicolas Saunier explique que, prises individuellement, les intersections sont faciles à optimiser, mais que la complexité arrive dès qu’on essaie d’améliorer la fluidité sur une artère ou un corridor, sans parler d’une ville entière.

Comme les utilisateurs du réseau routier (automobilistes, piétons, cyclistes, etc.) ont des besoins différents, il n’existe actuellement pas de solution qui peut satisfaire tout le monde. Les automobilistes étant généralement plus nombreux, ils ont souvent la priorité lors de l’optimisation des feux de circulation.

Différents scénarios

L'optimisation s’effectue habituellement à partir d’un centre de contrôle. Des spécialistes estiment le nombre de véhicules qui empruntent chaque artère à différents moments de la journée et ajustent la minuterie des feux de circulation pour qu’ils passent au vert en succession, ce qu’on appelle une onde verte.

Dans des villes comme Montréal, les feux sont notamment programmés pour répondre à l’heure de pointe du matin, à l’heure de pointe du soir et aux situations d’urgence. Cela signifie que les feux sont synchronisés pour faciliter l’accès au centre-ville le matin, puis synchronisés dans l’autre direction le soir, afin que les travailleurs puissent regagner leur foyer plus rapidement. Le centre de contrôle peut aussi modifier le comportement des feux en temps réel pour répondre à des besoins particuliers.

« Le Saint-Graal, c’est de faire de l’adaptatif, indique le professeur de Polytechnique. Il faut mettre des capteurs, c’est la condition minimale pour avoir quelque chose de plus intelligent. Il faut que le système sache quelle est la situation pour y réagir. C’est évidemment plus dispendieux d'utiliser cette technologie. Le futur, ce sont les véhicules autonomes qu’on dit connectés, qui seront capables de fournir des données aux feux de circulation et qui permettront d’ajuster en temps réel la gestion des feux. »

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