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Crise climatique : le système de santé, un pollueur qui doit en faire plus

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Crise climatique : le système de santé, un pollueur qui doit en faire plus

Des membres du personnel d'un hôpital transportent un patient sur une civière.

Au pays, les systèmes de santé des différentes provinces seraient responsables d'environ 5 % de nos émissions totale de GES par année.

Photo : iStock

« Les changements climatiques posent une menace réelle pour la santé au Québec. Le système de santé fait à la fois partie du problème et devrait faire davantage partie de la solution », dit la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME), en faisant référence à l'empreinte carbone non négligeable du système de santé québécois. Selon elle, la lutte à l'urgence climatique doit impérativement passer par une meilleure contribution du système de santé, grand générateur de gaz à effet de serre (GES).

Selon Claudel Pétrin-Desrosiers, le système de santé québécois aurait intérêt à s’inspirer du National Health Service (NHS), le service public de santé britannique. Celui-ci a réduit ses émissions de GES de l’ordre de 18,5 % entre 2007 et 2017. Le NHS compte d’ailleurs poursuivre ses efforts et ainsi réduire de 80 % ses émissions polluantes d’ici 2028.

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La présidente de l’AQME concède qu’il peut s’agir d’un grand défi pour le système de santé québécois, surtout à une époque où les ressources et le temps sont presque entièrement consacrés à la COVID-19. Elle estime néanmoins que le système de santé doit agir de façon pragmatique en regard à la lutte aux changements climatiques.

« C’est comme si on se disait : “Les changements climatiques on peut toujours les régler demain.” C’est plus ou moins vrai. [...] Si on repousse toujours la question de la transition [énergétique] du système de santé à demain, j’ai l’impression que ça va toujours être échappé par rapport à quelque chose qui nous apparaît plus urgent. »

Les solutions, elles sont là; elles ne sont pas à inventer, elles sont à appliquer.

Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l'AQME

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