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Cancer du sein : la reconstruction mammaire après la mastectomie, une option encore méconnue

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du mardi au samedi de 1 h à 2 h

Cancer du sein : la reconstruction mammaire après la mastectomie, une option encore méconnue

Une femme arbore une cicatrice sur le sein gauche en raison d'une chirurgie.

Au Canada, près de 27 000 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein chaque année.

Photo : iStock

« Les bienfaits de la reconstruction mammaire après la mastectomie sont déjà démontrés dans plusieurs études d'un point de vue physique, relationnel et psychologique », affirme Joseph Bou-Merhi, chirurgien plasticien et chef de l'unité de reconstruction mammaire au Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Pourtant, seulement 20 % des Québécoises optent pour une reconstruction du sein après cette intervention chirurgicale, comparativement à plus d'une femme sur deux aux États-Unis.

« Une patiente qui se réveille avec un sein reconstruit se sent moins mutilée et, psychologiquement, elle peut surmonter le cancer et franchir les différentes étapes par la suite avec la chromothérapie ou la radiothérapie. Donc, c’est très bénéfique », explique Joseph Bou-Merhi.

Selon lui, l’option de la reconstruction mammaire n’est malheureusement pas toujours proposée à certaines femmes. « C’est important de dire à la patiente que la reconstruction existe, qu’il n’y a pas de contre-indication cancérologique ou oncologique pour reconstruire le sein », explique-t-il.

Une opération entièrement couverte par la RAMQ

Joseph Bou-Merhi regrette que de nombreuses femmes soient encore tenues dans l’ignorance quant à l’option de la reconstruction mammaire après une mastectomie. « Des médecins de famille et des chirurgiens croient encore malheureusement que ce n’est pas sécuritaire de faire la reconstruction ou que ce n’est pas bénéfique, […] ce qui n’est pas vrai. » Le chirurgien plasticien souligne par ailleurs qu’une telle intervention « est couverte de A à Z » par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).

Même si ce ne sont pas toutes les femmes qui peuvent avoir recours à ce genre d’intervention, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit, dans de nombreux cas, d’une option dont il faut parler aux Québécoises afin qu’elles fassent un choix éclairé.

Au Québec, 6000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année.

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