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Appelée la « dyslexie des mathématiques », la dyscalculie en fait souffrir plusieurs

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

Appelée la « dyslexie des mathématiques », la dyscalculie en fait souffrir plusieurs

Une petite fille joue avec un jouet.

La dyscalculie se traduit par une réelle difficulté à comprendre ce que représentent les nombres et les quantités.

Photo : iStock

« La dyslexie est aux lettres ce que la dyscalculie est aux symboles mathématiques », explique Anne Lafay, chercheuse postdoctorale au Département des sciences de l'éducation de l'Université Concordia, à propos de ce trouble spécifique d'apprentissage méconnu, qui toucherait pourtant entre 3 % et 8 % de la population. La dyscalculie fait en sorte que les personnes qui en souffrent, surtout les enfants, n'ont pas un accès automatique au sens des nombres ou encore ont de la difficulté à percevoir les quantités. Tranquillement, la recherche s'intéresse à ce trouble spécifique d'apprentissage.

Anne Lafay explique que la dyscalculie dépasse la simple situation d’un enfant qui aurait, par exemple, une incompréhension, dans un devoir, avec la résolution d’un problème mathématique. « Ce sont des enfants qui ont des difficultés qui sont persistantes, qui résistent aux interventions », souligne l’orthophoniste-clinicienne.

Celle-ci prend l’exemple d’un enfant de 2 ans qui, après de nombreuses parties de dés avec ses parents, serait toujours incapable d’associer automatiquement les quatre petits points noirs sur une des six surfaces du dé au chiffre quatre. Un enfant qui, par exemple, doit compter systématiquement chacun des quatre petits points dans sa tête ou à voix haute pour arriver au chiffre quatre pourrait être touché par la dyscalculie.

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Des recherches récentes ont démontré qu’une altération du fonctionnement de certaines zones du cortex pariétal empêcherait le développement du sens du nombre, et générerait ainsi un déficit spécifique du traitement numérique.

Pour l’instant, il existe peu de ressources au Québec pour traiter ce trouble d'apprentissage. « Un jeune qui est dyslexique, un jeune qui est dyscalculique, il le restera, mais on a des moyens de l’aider pour qu’il développe les concepts mathématiques », dit Anne Lafay. La stimulation quotidienne, comme la stimulation au vocabulaire, fait partie de ces moyens.

Pour obtenir un diagnostic, Anne Lafay recommande de consulter un orthophoniste ou un neuropsychologue. Les orthopédagogues peuvent aussi faire une évaluation, sans toutefois poser un diagnostic.

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