•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Oui, les poissons peuvent être malades et avoir mal

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

Oui, les poissons peuvent être malades et avoir mal

Gros plan sur cyprin doré, ou poisson rouge, nageant dans l'eau.

Comme les êtres humains, les poissons peuvent être atteints de dermatite, de cataracte, de cancer ou de problèmes cardiaques, entre autres.

Photo : iStock

On a longtemps pensé que les poissons ne ressentaient pas la douleur, mais il s'agit d'une fausse croyance, car ils sont dotés de toutes les structures anatomiques nécessaires pour ressentir un équivalent de douleur. C'est du moins ce qu'affirme Claire Grosset, vétérinaire à l'Aquarium du Québec et professeure adjointe en médecine zoologique à l'Université de Montréal. « La seule chose qui est différente chez les poissons [par rapport aux mammifères], c'est qu'il leur manque un néocortex, la partie supérieure du cerveau qui permet de dire : "J'ai mal, et je suis conscient que j'ai mal" », explique-t-elle.

« On ne sait pas si les poissons ont cette conscience de la douleur, mais il reste que le fait qu’ils aient de la douleur, ça nous dit, en tant que vétérinaires, qu’il faut quand même prévenir ça », affirme Claire Grosset, dont le métier consiste, entre autres, à soigner et à opérer les spécimens malades à l’Aquarium du Québec.

Anesthésie, radiographie, échographie : les techniques d’examen pour les poissons sont maintenant aussi développées que celles pratiquées sur les chats, les chiens et les êtres humains.

Et les maladies et maux dont souffrent les poissons sont souvent sensiblement les mêmes que ceux qui affectent les êtres humains, allant de la dermatite à la cataracte en passant par le cancer ou les problèmes cardiaques.

À celles et ceux qui auraient des raisons de croire que leur poisson est malade, Claire Grosset suggère de vérifier son appétit. « Un des signes les plus fréquents, c’est qu’un poisson va arrêter de manger quand il a mal. […] Il peut aussi y avoir des signes externes, par exemple de la rougeur, des yeux qui ressortent un petit peu ou un poisson qui va nager un petit peu sur le côté », explique-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi