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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du mardi 5 novembre 2019

Consommer moins et acheter usagé, la base du zéro déchet

Publié le

Une femme achète des macaronis en vrac.
L'achat en vrac fait partie des habitudes à adopter pour tendre vers le zéro déchet.   Photo : iStock

« À partir du moment où tu consommes moins, tu encourages moins les industries à produire des déchets », plaide Mélissa de La Fontaine, autrice du récent ouvrage Tendre vers le zéro déchet. Celle qui donnera une conférence le week-end prochain au 3e Festival zéro déchet de Montréal assure qu'il est possible de changer progressivement ses habitudes de consommation, notamment en achetant usagé. « C'est vraiment d'y aller une habitude à la fois, et s'il le faut, le faire sur 10, 15 ou 20 ans. »

Selon Mélissa de La Fontaine, les consommatrices et consommateurs qui souhaitent tendre vers le zéro déchet doivent comprendre que la perfection n’est pas de ce monde. « Le but, ce n’est pas d’être parfait ou parfaite, de faire une compétition de poubelles : c’est d’essayer de réduire au maximum ce qu’on peut réduire », dit celle qui a commencé à tendre vers le zéro déchet en 2013.

L’autrice, conférencière et consultante pense qu’un mode de vie zéro déchet est facile à adopter, même pour une famille composée de plusieurs membres. Et l’argument selon lequel il coûte cher de « s’équiper » pour mener une telle vie ne tient pas la route, selon elle.

Tout le monde a déjà 95 % des choses dont il a besoin à la maison pour devenir zéro déchet, comme des contenants hermétiques, des bouteilles d’eau, un pot Masson ou un thermos à café, des ustensiles, un petit linge à vaisselle.

Mélissa de La Fontaine, autrice, conférencière et consultante

Pas facile de changer de paradigme

Selon Mélissa de La Fontaine, il est impératif de freiner collectivement notre consommation. L’autrice concède cependant qu’il peut être ardu de sortir de ce paradigme. Elle prend pour exemple les fameuses pailles en plastique à usage unique.

Les pailles, on dirait que ç’a été une grosse dérive. On s’est mis contre les pailles à usage unique en plastique. Alors, on les a remplacées par des pailles en papier, des pailles en silicone, des pailles en acier inoxydable. Mais finalement, on consomme encore quelque chose. Alors, on a déplacé le problème d’une matière vers une autre, mais on n’a pas réglé le problème.

Mélissa de La Fontaine, autrice, conférencière et consultante

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