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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du lundi 4 novembre 2019

Le désastre alarmant de la surpêche

Publié le

Le biologiste canadien Daniel Pauly pose pour une photo.
Le biologiste marin Daniel Pauly, 73 ans, a passé sa vie à identifier et établir l’ampleur de la surpêche mondiale.   Photo : Radio-Canada

« Il faut comparer à ce qu'on avait il y a 50 ans, et là, vous remarquerez que les pertes sont incroyables », soutient le professeur et chercheur Daniel Pauly au sujet des stocks de poissons dans les océans. L'initiateur du projet Sea Around Us, affilié à l'Institut des océans et des pêcheries de l'Université de la Colombie-Britannique, tire la sonnette d'alarme quant à l'état des ressources marines, notamment dans les eaux canadiennes. Selon lui, le portrait de la pêche mondiale est plus sombre que ne le laissent paraître les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Daniel Pauly fait un triste constat : il n’y a plus de poissons dans les eaux qui entourent le Canada. C’est particulièrement vrai au large de la Colombie-Britannique.

À part les saumons et les huîtres, tous les poissons en vente viennent d’ailleurs : du Vietnam, de la Norvège, de la Nouvelle-Zélande, mais il n’y a pas de poissons qui viennent du détroit de Géorgie, pas du tout. Bien sûr, il y en avait avant, mais les gens ont perdu ça de vue, ils ne savent plus que la région, ici, produisait des poissons qu’on trouvait dans les marchés.

Daniel Pauly, biologiste marin et initiateur du projet Sea Around Us

D'exportateur à importateur

Après avoir été pendant longtemps un exportateur de poissons, le Canada, qui est le pays disposant du plus grand littoral au monde, est maintenant un importateur.

Le public ne remarque pas du tout l’état des stocks locaux. On a l’impression que tout va bien, parce qu’on importe des poissons d’ailleurs.

Daniel Pauly, biologiste marin et initiateur du projet Sea Around Us

Selon Daniel Pauly, il est impératif que les gouvernements agissent afin de mettre un frein à la surpêche.

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