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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du lundi 16 septembre 2019

Cette époque où l'on pensait, au Québec, que la tuberculose était héréditaire

Publié le

Des infirmières prodiguent des soins à un homme souffrant de tuberculose.
Dans une gravure d'époque, des infirmières prodiguent des soins à un homme souffrant de tuberculose.   Photo : iStock / duncan1890

Il n'est pas si lointain le temps où les médecins du Québec croyaient que l'hérédité, et non la contagion, était la théorie la plus plausible pour expliquer la tuberculose. À ce sujet, les médecins de la Belle Province ont d'ailleurs mis du temps à se rallier à leurs collègues des États-Unis et d'Europe. Alexandre Klein, spécialiste de l'histoire des sciences médicales, revient sur cette époque où les médecins d'ici épousaient une théorie concurrente à celle qui prévalait pourtant partout ailleurs au sujet de la tuberculose.

Selon Alexandre Klein, il ne faut pas nécessairement lancer la première pierre aux médecins québécois du 19e siècle. Citant l’ouvrage de l’historien Jacques Bernier, intitulé Médecine et idéologies : la tuberculose au Québec, XVIII-XXe siècles, le spécialiste de l’histoire des sciences médicales affirme qu’il faut remettre en contexte la position d’alors des médecins de la Belle Province.

On s’intéressait beaucoup, au 19e siècle, à l’hérédité, notamment des Canadiens français, des familles les plus pauvres, et on faisait peut-être un peu abstraction de l’environnement social, de la possibilité de la contagion.

Alexandre Klein, chercheur postdoctoral au Département des sciences historiques de l'Université Laval

Selon Alexandre Klein, les médecins québécois ne faisaient pas pour autant « de la fausse science » en privilégiant l’approche héréditaire plutôt que l’approche contagieuse.

La science, c'est avant tout des théories qui se confrontent et qui gagnent. À un moment, il y en a une qui s’impose dans la communauté. Tout le monde va reconnaître, à force d’études, que c’est celle-là qui est vraie. Parfois, ça prend du temps, mais fâcheusement, dans le cas de la santé, ce temps, ce sont des morts.

Alexandre Klein, chercheur postdoctoral au Département des sciences historiques de l'Université Laval

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