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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du mercredi 21 août 2019

La compaction du sol et l’étalement urbain menacent les terres agricoles québécoises

Publié le

Les banlieues s'étalent de plus en plus, comme le montre cette photo aérienne de Montréal et ses environs.
Les banlieues poussent de plus en plus au Québec, menaçant ainsi certaines terres agricoles.   Photo : iStock

« On a à peine 2 % de notre territoire au Québec qui est cultivable. [...] On parle d'un petit jardin nordique d'environ deux millions d'hectares. Ce n'est pas beaucoup. La question qu'il faut se poser, c'est : "Est-ce que nos terres sont menacées?" Je vous dirais que oui », tranche le journaliste Nicolas Mesly. Selon l'agronome de formation, deux dangers guettent particulièrement les terres nourricières québécoises : l'étalement urbain et la compaction.

« Il faut savoir que la machine agricole pèse de plus en plus lourd. Sur des terres argileuses, ça compacte le sol. Il n’y a pas une plante qui peut pousser là-dedans, car il n’y a pas d’air, il n’y a pas d’eau qui y circule. Écoutez, il y a certains équipements agricoles qui pèsent l’équivalent d’un tank Leopard de l’armée canadienne. On est pas loin de 57 tonnes. Ce n’est pas bon pour la fertilité du sol », souligne Nicolas Mesly.

Il y a quelque chose à changer un peu dans nos pratiques culturales pour mieux protéger les terres.

Nicolas Mesly, journaliste et agronome de formation

L’autre danger pour les terres agricoles québécoises est la progression fulgurante des surfaces urbanisées.

Si vous vous promenez entre Sainte-Julie et Saint-Jérôme, [vous verrez qu'on] on tartine les meilleures terres agricoles de centres d’achats. On a aussi les autoroutes, les lignes d’Hydro-Québec, Donc, c’est vraiment un petit jardin nordique qui est sous haute tension.

Nicolas Mesly, journaliste et agronome de formation

Malgré l’existence de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, qui empêche que le Québec « ne devienne une terre d’asphalte », une très grande quantité de terres agricoles disparaissent néanmoins chaque année. Selon Nicolas Mesly, l’équivalent de l’île de Montréal en matière de superficie disparaît tous les 10 ans au Québec.

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