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Quelles conséquences les sonneries et les notifications ont-elles pour la santé?

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Avec Matthieu Dugal

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Quelles conséquences les sonneries et les notifications ont-elles pour la santé?

Audio fil du vendredi 12 avril 2019
Des notifications apparaissent sur la page Facebook d'un utilisateur.

Les notifications et les sonneries agissent sur le système de gratification du cerveau, ce qui peut avoir des effets néfastes sur la santé.

Photo : iStock

Êtes-vous parfois dérangé par les sonneries des téléphones intelligents de vos collègues ou de vos proches? Si vous avez l'impression que ces sons sont insupportables, c'est que le corps est programmé pour y réagir. Cela peut même vous causer des problèmes importants, comme le souligne Sylvain Baillet, professeur de neurosciences et de génie biomédical à l'Institut neurologique de Montréal de l'Université McGill.

« Cela a des effets majeurs sur la physiologie du cerveau et sur la cognition, explique Sylvain Baillet. Il y a de nombreuses études qui commencent à sortir et qui corroborent le fait que ces notifications font appel au système de gratification, de récompense dans le cerveau, donc à tous les circuits de la dopamine, qui sont reliés aux comportements addictifs. »

En agissant sur ce système de gratification, les notifications finissent par créer une attente dans le cerveau, exactement comme dans l’expérience du chien de Pavlov. Dans cette expérience, le chercheur faisait sonner une clochette chaque fois qu’un chien était nourri. Après un certain temps, le son de la clochette à lui seul suffisait à faire saliver le chien, qui s’attendait instinctivement à recevoir de la nourriture.

Le fait d’entendre une sonnerie ou de voir une notification qui ne nous concerne pas crée donc un conflit dans le cerveau puisque celui-ci s’attend à être « récompensé » par la source de cette notification. Ce conflit peut avoir des conséquences négatives sur la santé, selon ce qu'explique Sylvain Baillet.

« Le cerveau déteste les conflits. Il y a tout un champ de recherche dans lequel on regarde le cerveau sous l’aspect cognitif et physiologique comme une machine à prédire. Dès qu’il y a un conflit entre ce qu’on a prédit et ce qui se passe, cela demande des ressources métaboliques colossales aux neurones, par exemple, pour rétablir ce décalage entre notre prévision et ce qui se passe. »

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