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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 29 mars 2019

Les aînés porteront-ils bientôt des exosquelettes?

Publié le

Martin Jarry portant l'exosquelette de l'entreprise B-temia, de Saint-Augustin-de-Desmaures.
Un exosquelette de l'entreprise B-Temia en 2017.   Photo : b-temia

Il y a eu la canne, la marchette et le triporteur, mais il se pourrait bien que la prochaine révolution dans la mobilité des aînés soit l'exosquelette, rien de moins! Ces appareils hautement sophistiqués devraient commencer à se démocratiser dans un horizon d'à peine cinq ans, selon le fondateur et PDG de B-Temia, Stéphane Bédard, qui conçoit des exosquelettes à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Les exosquelettes destinés aux aînés jumellent mécanique, robotique et intelligence artificielle dans un seul appareil qui se porte comme une prothèse autour du corps du patient. Selon Stéphane Bédard, l’objectif d’un concepteur d’exosquelette est d’en simplifier l’utilisation au maximum afin que l’utilisateur puisse retrouver sa mobilité d’une façon aussi naturelle que possible.

« L’appareil doit bouger en même temps que la personne et activer ses fonctions en cohérence ou en cohésion avec elle, explique l'entrepreneur. Ce qui contrôle tout ça, c’est un logiciel jumelé à une intelligence artificielle. Le cœur de ces produits, c’est l’intelligence artificielle. Le but, c’est d’arriver à reconnaître l’intention de l’individu à la milliseconde près. »

L’exosquelette Keeogo conçu par l’entreprise de Stéphane Bédard se présente comme une prothèse ayant vaguement la forme d’un pantalon qui s’attache à l’aide de sangles autour des jambes, des cuisses et du bassin. De petits moteurs disposés à la hauteur des articulations du patient permettent d’accompagner ses mouvements pour en réduire l’effort sans toutefois l’éliminer complètement.

« On l’enfile comme une orthèse, on le met en marche et l’intelligence artificielle va simplement suivre les intentions de l’individu, explique le PDG de B-Temia. On n’a donc pas à apprendre à travailler avec l’appareil. C’est complètement intuitif. »

« Plus on marche naturellement, plus l’appareil va être en mesure d’aider la personne, ajoute-t-il. C’est donc un cercle positif : la personne marche de mieux en mieux et l’appareil fonctionne de mieux en mieux. En à peu près cinq minutes, une aisance s’installe avec l’appareil. On peut le voir comme un vélo électrique, mais pour la marche. »

Avec le temps, l’utilisation d’un exosquelette peut permettre à des personnes qui étaient en perte de mobilité de retrouver leurs capacités perdues.

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