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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 22 mars 2019

Faut-il briser Facebook?

Publié le

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook au congrès américain.
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook au congrès américain.   Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Avec ses 2,3 milliards d'utilisateurs lui fournissant des données à profusion, Facebook est-il devenu trop gros? Jean-Hugues Roy, professeur spécialiste de Facebook à l'École des médias de l'UQAM, croit que le morcellement de Facebook n'est peut-être pas la voie à suivre, quoique plus de réglementation s'impose.

Les scandales à répétition sur la piètre protection des données des utilisateurs fait dire à plusieurs que Facebook n’est plus en mesure de se contrôler adéquatement. Alors que la candidate à l’investiture démocrate américaine Elizabeth Warren appelle au morcelage des géants de la technologie, Jean-Hugues Roy croit que cette méthode est dépassée.

Pour moi, [la loi antimonopole] est une solution d’un autre siècle.

Jean-Hugues Roy, professeur spécialiste de Facebook à l’École des médias de l’UQAM

Trois pistes de solution

Cet expert croit plutôt que la solution passe par un cadre légal plus strict pour les entreprises du web comme Facebook.

En premier lieu, M. Roy estime qu’il faudrait taxer Facebook. « Pourquoi Facebook s’intéresse à nous?, s’interroge-t-il. C’est parce qu’on est éduqués, on est en santé, on a des réseaux routiers dans un état relativement bon… Facebook profite de ces services publics, mais n’y contribue pas. Il faut donc aller chercher de l’argent [auprès de Facebook]. »

Au début de l’année 2018, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg révélait que le fil d’actualités moyen sur le réseau social présentait environ 4 à 5 % de contenus produits par des médias d’information. Pour cette raison, Jean-Hugues Roy pense qu’il faudrait en second lieu imposer des redevances à Facebook pour certains types de contenus, dont ceux provenant des médias et du monde de la culture.

« Facebook fait de l’argent grâce à notre attention, une attention qu’elle obtient grâce à des contenus qu’elle ne paie pas pour produire, explique M. Roy. En plus de taxer les géants du web, il faudrait aussi leur imposer, à mon sens, une redevance pour permettre de soutenir les industries, les entreprises et les créateurs de ces contenus. »

Enfin, Jean-Hugues Roy croit qu’il faudrait créer un ministère ou une agence qui aurait pour mission de surveiller les entreprises du web. « Ces entreprises ont un impact sur le public et c’est le rôle du gouvernement de surveiller leurs activités en adoptant des lois qui les obligeraient à montrer ce qu’elles ont comme données et ce qu’elles font avec », conclut-il.

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