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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 15 mars 2019

Pourquoi les enregistreurs de vol ne transmettent-ils pas leurs données par satellite?

Publié le

Des personnes tiennent un enregistreur de vol dans leurs mains. L'appareil est une sorte de boîte en métal de couleur orange vif.
Les enregistreurs de vol amassent une impressionnante quantité de données chaque minute.   Photo : Reuters / Antara Foto Agency

L'écrasement du vol 302 d'Ethiopian Airlines, le 10 mars dernier, rappelle une fois de plus l'importance de récupérer les enregistreurs de vol pour faire la lumière sur les circonstances de ce genre de tragédie. Mais pourquoi ces « boîtes noires » ne transmettent-elles pas leurs données par satellite pendant un vol? Jean Potvin, professeur à l'École nationale d'aérotechnique, nous explique que des raisons techniques les en empêchent, mais qu'une nouvelle technologie pourrait changer la donne.

« Avec les dernières technologies, les enregistreurs de vol accumulent au-delà de 300 données chaque demi-seconde, explique M. Potvin. 300 données par demi-seconde, si ça devait être envoyé par satellite sur Internet, ça deviendrait très compliqué. »

Cet expert souligne toutefois que cette situation tend à changer avec l’arrivée de nouveaux appareils à bord des avions. De plus en plus d’appareils, dont le Boeing 737 MAX 8 qui s’est écrasé cette semaine, sont équipés d’un système appelé ADS-B (Automatic dependent surveillance-broadcast). Ce système communique en temps réel une partie des données de vol, dont l’altitude de l’appareil, sa vitesse et sa direction.

« Avec ça, on peut déjà mieux suivre les nouveaux avions. Chez Airbus, il y a une équipe d’une dizaine de personnes qui ont la carte de tous les avions en vol. Il y a une migration qui est en train de se faire [dans l’industrie de l’aviation], mais ce n’est pas complet. »

Jean Potvin croit toutefois qu’on aura toujours besoin de retrouver les boîtes noires après un écrasement, même avec l’amélioration progressive de l’ADS-B. Selon lui, ce nouveau système ne permet tout simplement pas d’obtenir assez de données pour tracer un portrait précis des circonstances ayant mené à un écrasement.

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