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Comment fonctionnent les égouts?

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

Comment fonctionnent les égouts?

Audio fil du vendredi 8 mars 2019
Plan rapproché d'une plaque d'égout portant l'inscription « Montréal ».

Il est interdit de retirer la plaque d'un trou d'homme.

Photo : iStock

Entre les douches, la vaisselle et les besoins intimes, l'humanité dépense des millions de litres d'eau par jour. Que se passe-t-il sous nos pieds une fois que l'on a activé la chasse d'eau de la toilette? Marie-Ève Jean, étudiante au doctorat en sciences de l'eau à l'Institut national de la recherche scientifique, nous explique que tous les systèmes d'égout ne sont pas créés égaux.

On peut parfois deviner l’âge d’un réseau d’égout en répondant à une seule question : l’eau sanitaire et l’eau pluviale se mélangent-elles dans un seul conduit ou non?

Les plus vieux systèmes d’égout de l’époque moderne, celui de New York, par exemple, mélangeaient en effet ces deux types d’eau. Cette solution simple a un avantage : elle évite de devoir construire deux réseaux d’égout parallèles.

En revanche, lors d’épisodes d’orages ou de pluie diluvienne, les conduites deviennent rapidement surchargées, et les stations de traitement des eaux usées ne peuvent l’accueillir en entier. Des débordements ou des rejets d’eaux usées peuvent alors survenir, ce qui cause de la pollution.

« On pensait que ce n’était pas grave que ça déborde en temps de pluie, parce que cette eau était diluée, explique Marie-Ève Jean. Finalement, on s’est rendu compte que ça avait beaucoup de conséquences néfastes. On s’est donc mis à construire deux conduites : l’une pour l’eau pluviale qui mène directement à la rivière, et l’une pour les eaux usées qui va à l’usine de traitement. »

Le verdissement au secours des égouts

Cette nouvelle méthode n’est toutefois pas parfaite. Même si l’eau pluviale est moins sale que celle provenant des habitations, elle transporte tout de même de nombreux polluants, dont les sels de voirie et les contaminants des voitures. Les conduites d’eau pluviale déversant de grandes quantités d’eau causent aussi de l’érosion sur les berges des cours d’eau.

Pour combattre ces inconvénients, les villes modernes tentent de réintégrer le plus d’eau possible dans le sol sous l’asphalte et le béton des constructions. Pour ce faire, toutes sortes de méthodes existent : toits verts, surfaces perméables, verdissement.

Cela réduit considérablement la quantité d’eau se retrouvant dans les conduites d’égouts et la pollution dans les cours d’eau, puisque les sols parviennent à filtrer naturellement les polluants.

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