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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 18 janvier 2019

Pourquoi est-ce si difficile d’avoir de bonnes habitudes environnementales?

Publié le

Une multitude de déchets plastiques rejetés sur une plage du Panama par l'océan Pacifique.
L'urgence environnementale est de plus en plus concrète, mais l'humanité tarde tout de même à agir.   Photo : Reuters / Carlos Jasso

Catastrophes naturelles, montée des eaux, sécheresses... L'urgence de lutter contre les changements climatiques est de plus en plus concrète, mais l'humanité tarde tout de même à agir. Pourquoi? Pour Anne-Sophie Gousse-Lessard, docteure en psychologie sociale et environnementale, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte, à commencer par le profil psychologique d'une personne.

Le premier constat qui ressort lorsqu’on écoute Mme Gousse-Lessard, c’est que tous les êtres humains ne sont pas égaux face à la problématique des changements climatiques.

Un processus

Pour certains, comme les agriculteurs qui perdent leurs récoltes à cause de la sécheresse, l’urgence est évidente et bien réelle. Leur mode de vie et leur moyen de subsistance étant directement menacés, ces personnes sont souvent les premières à prendre conscience du problème.

Débute alors le processus du changement de comportement, qui comporte quatre étapes :

  1. Être informé du problème;
  2. Avoir le désir d’agir et s’informer sur les options qui s’offrent à soi;
  3. Poser des actions concrètes pour changer son comportement et intégrer ces actions dans son quotidien;
  4. Maintenir ses nouvelles habitudes.

Chaque personne chemine dans ce processus à son propre rythme et il arrive même qu’elle recule jusqu’à revenir à la première étape.

Un cheminement propre à chacun

Différents événements dans la vie d’une personne peuvent la retarder ou la faire reculer. Par exemple, si une personne est entourée d’amis sensibilisés à la cause écologique, mais qu’elle déménage ailleurs et que ses nouveaux amis ne le sont pas, il se peut qu’elle régresse dans son cheminement. Autre exemple : quelqu’un de très responsable du point de vue environnemental à la maison ne le sera pas nécessairement au chalet ou en voyage.

Anne-Sophie Gousse-Lessard estime par ailleurs que le mouvement environnementaliste souffre parfois d’un problème d’image en raison du caractère négatif de son message. « Le discours se base souvent sur la culpabilisation, la tristesse, la peur. Ça aide à attirer l’attention sur certains problèmes, mais si l'on n’aide pas les personnes à agir, ça démotive, ça amène de la résignation. On entre ensuite dans des mécanismes de déni des problèmes. »

Pour arriver à mieux se convaincre de l’importance d’agir, cette experte recommande de réfléchir au cycle de vie des objets que l’on achète. « Il s’agit de penser en matière de ressources, de transformation, de transport, de marchandisation, jusqu’à ce que l’objet se rende à la maison. Avant de l’acheter, il faut se demander si c’est durable, si l'on peut le revaloriser, si c’est recyclable ou compostable, etc. »

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