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À l’image de la COVID-19, des pandémies frappent aussi nos arbres et nos forêts

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

À l’image de la COVID-19, des pandémies frappent aussi nos arbres et nos forêts

Une photo de l'écorce d'un frêne malade

L'écorce d'un frêne malade aux prises avec l'agrile, un petit insecte venu d'Asie.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Même si les forêts québécoises sont très résilientes face aux catastrophes naturelles comme les incendies, elles sont tout de même sujettes à d'autres menaces, et pour le règne végétal, ces menaces ressemblent beaucoup à celle que représente actuellement la COVID-19 pour l'être humain. Christian Messier, professeur d'écologie forestière, tire d'ailleurs la sonnette d'alarme à ce propos. Il note que l'élément qui a mené à la lente dégradation de nos forêts s'apparente à celui lié à la pandémie de COVID-19.

Christian Messier souligne qu’on assiste actuellement dans l’est de l’Amérique du Nord à une hausse importante et rapide de pandémies frappant nos forêts. Cela a commencé il y a environ 100 ans par l’introduction d’un champignon exotique venant d’Asie, qui a complètement décimé le châtaignier. Des milliards de châtaigniers ont disparu presque du jour au lendemain.

Cette hécatombe a été suivie d’un autre champignon, qui a créé de véritables ravages chez les ormes. Peu de temps après, c'est l’hêtre qui a été frappé par un cocktail d’insectes et de champignons venant d’Europe. Et depuis quelques années, c’est le frêne qui est menacé de disparition en raison d’un petit insecte venu d’Asie, l’agrile.

Christian Messier voit des ressemblances entre les pandémies qui touchent nos arbres et celle qui frappe présentement l’humanité.

Il explique qu’au Québec, on a introduit, par des échanges commerciaux, des agents pathogènes et des insectes exotiques dans des populations indigènes qui n’avaient aucune résistance à ces menaces extérieures. Pour les années à venir, le professeur d'écologie forestière croit que l’érable, la pruche, le pin et les chênes sont à risque.

Selon Christian Messier, une des façons de protéger nos forêts et de renforcer leur résilience est de favoriser, au maximum, une diversité d’espèces d’arbres ayant des tolérances variées aux diverses perturbations qui peuvent leur nuire.

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