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Compensation d’émissions carbone : il faut planter des feuillus, pas des conifères

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Compensation d’émissions carbone : il faut planter des feuillus, pas des conifères

Des feuilles d'un chêne rouge flottent au vent.

Planter des conifères dans une région nordique contribuera au réchauffement climatique. Il faut plutôt opter pour les feuillus, comme le chêne rouge.

Photo : iStock / Gabriele Grassl

« Il ne faut pas planter des conifères au Québec si on veut compenser nos émissions de CO2 pour combattre les changements climatiques. Il faut planter des feuillus », tranche Christian Messier, professeur d'écologie forestière. Il explique que les feuillus ont tendance à être plus bénéfiques pour le climat, notamment parce qu'ils réfléchissent mieux le rayonnement solaire, un phénomène appelé albédo. Selon lui, il faut privilégier la plantation de feuillus comme le chêne rouge ou le peuplier hybride, et aussi miser sur une diversité d'espèces.

Christian Messier note que la plantation de conifères en région nordique, comme au Québec, n'a au mieux aucun effet sur le climat, et au pire un effet négatif en raison de l’albédo très faible associé à ce type d’arbres.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas planter de conifères, mais il ne faut pas planter de conifères en se disant qu’on va combattre le réchauffement climatique.

Christian Messier, professeur d'écologie forestière à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université du Québec en Outaouais

Le professeur universitaire note que les arbres « ne sont pas tous égaux » en termes de fixation de carbone. « Si vous souhaitez planter un arbre pour combattre les changements climatiques, il y a deux facteurs à considérer : la densité du bois et évidemment la vitesse de croissance », dit-il.

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En matière de densité de bois, le chêne rouge est en quelque sorte le champion au Québec, car il possède une densité deux fois plus élevée que le sapin. Cela veut dire que le chêne rouge peut fixer deux fois plus de carbone que le sapin.

En matière de croissance, c’est le peuplier hybride qui remporte la palme. Moins dense que le chêne rouge, il pousse néanmoins quatre fois plus vite. « Ça veut dire que vous allez fixer plus de carbone avec un peuplier, par exemple. »

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