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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Fraude alimentaire : pas facile pour la population de s’y retrouver

Des bouteilles d'huile d'olive disposées sur une table.

L'huile d'olive figure parmi les produits où l'on constate de nombreux cas de fraude alimentaire.

Photo : iStock

Substitution de poissons ou de viandes, falsification d'huile d'olive ou d'autres huiles coûteuses, mauvais étiquetage : la fraude alimentaire toucherait environ 10 % des aliments au Canada. Cependant, il est encore très difficile pour les consommatrices et consommateurs de s'en protéger. Véronick Raymond et Stéphane Garneau, notre duo spécialisé en consommation, dressent une liste des recours qui existent pour dénoncer les cas de fraude alimentaire.

Tout d’abord, le site web de l’Agence canadienne d’inspection des aliments est une bonne ressource, selon la chroniqueuse et le chroniqueur. On y donne de nombreux trucs pour mieux détecter les cas potentiels de fraude.

On nous donne certains conseils, dont le fait de surveiller les prix. Quand on nous vend quelque chose de vraiment pas cher – du saumon ou de la morue –, ça se pourrait bien que ça n’en soit pas. Ç’a l’air nono, mais il y a un prix associé aux aliments de qualité.

Véronick Raymond, chroniqueuse en consommation

Il est également possible de porter plainte sur le site web du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Par ailleurs, les gens qui voudraient faire analyser des échantillons d’un aliment qu’ils soupçonnent être frauduleux peuvent le faire grâce, entre autres, à l’entreprise ontarienne Life Scanner.

Celle-ci analyse les échantillons qui lui sont envoyés, et les consommatrices et consommateurs peuvent savoir, au bout de quelques semaines, si leur bœuf était véritablement du bœuf à 100 %, ou encore si leur poisson correspondait vraiment à ce qui était indiqué sur l’emballage au moment de l’achat.

Malgré ces quelques recours, Véronick Raymond et Stéphane Garneau concèdent qu’il est très difficile d’enquêter soi-même sur la fraude alimentaire. Même les autorités attitrées à cette tâche éprouvent des difficultés, si bien que ce sont souvent les citoyennes et citoyens, à l’aide des réseaux sociaux, qui arrivent à faire bouger les choses.

Ce ne sont pas les systèmes de prévention dans les pays qui se penchent sur la fraude alimentaire qui font une différence : c’est quand on en parle beaucoup. Quand les médias véhiculent l’information sur le sujet, là, il y a des répercussions un peu plus grandes.

Stéphane Garneau, chroniqueur en consommation

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