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La signature olfactive des infections et maladies, une étonnante réalité

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

La signature olfactive des infections et maladies, une étonnante réalité

Le nez d'une personne pris en gros plan.

L'être humain a la capacité de sentir lorsqu'une personne est aux prises avec une infection ou une maladie.

Photo : iStock

« Notre odeur change quand on tombe malade. [...] On est capable de détecter quand quelqu'un est malade », dit la vulgarisatrice scientifique Viviane Lalande, études à l'appui. Elle explique que l'odeur corporelle est influencée par l'activité du système immunitaire, les infections ou encore les désordres métaboliques, qui modifient la répartition de certaines molécules odorantes émises par le corps humain. Une étude a d'ailleurs démontré que certaines maladies génèrent des odeurs bien particulières. Par exemple, les gens qui ont la fièvre typhoïde auraient l'odeur du pain qui cuit, tandis que les personnes atteintes de la leucémie présenteraient une haleine à l'odeur sucrée.

« Toutes les odeurs que l’on émet dépendent de plein de choses : notre âge, nos habitudes alimentaires, notre sexe, notre physiologie et possiblement aussi notre patrimoine génétique. C’est comme si on avait une sorte d’empreinte digitale de notre odeur. On a notre signature odorante propre qui nous suit partout, mais qui évolue aussi dans le temps », explique Viviane Lalande.

Bien entendu, la recherche n’a pas encore toutes les réponses à de nombreuses questions, notamment celle à savoir si tout le monde est apte à détecter l’odeur d’un proche ou d’une personne aux prises avec une infection ou une maladie.

Des études qui ont été réalisées sur le sujet tendent néanmoins à démontrer qu’une grande partie de la population est en mesure de reconnaître la signature olfactive d’une personne souffrant d’une maladie.

Par exemple, en 2014, des chercheurs se sont intéressés à la capacité d’un groupe de 40 personnes à détecter si les chandails qu’on leur faisait respirer avaient été portés par des personnes malades ou des personnes saines. Résultat : la très grande majorité du groupe a réussi à faire la distinction.

Viviane Lalande souligne également l’existence de Joy Milne, une infirmière écossaise à la retraite qui est capable de diagnostiquer la maladie de Parkinson à l'odeur, avant même l'apparition des premiers symptômes.

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