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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du jeudi 3 octobre 2019

Examen d’entrée au secondaire : mettre de la pression sur son enfant ne mène à rien

Publié le

Une mère est impatiente avec son enfant qui fait ses devoirs.
Une mère manifeste de l'anxiété au moment où elle aide son fils à se préparer à un examen.   Photo : iStock

Au moment où des milliers d'élèves s'apprêtent à passer leur examen d'entrée pour obtenir une place dans l'école secondaire de leur choix en prévision de l'an prochain, la psychologue Édith Saint-Jean Trudel rappelle aux parents de ne pas exercer de pression sur leur enfant, car cela ne fait que nourrir leur anxiété, ce qui peut avoir des conséquences sur leur performance. « Il faut envoyer le message à notre enfant qu'il est digne de confiance. Si le parent est anxieux, il envoie le message qu'il ne sent pas que son enfant est prêt, qu'il ne réussira pas. Ça rend l'enfant anxieux. »

Selon Édith Saint-Jean Trudel, il est normal pour une ou un élève d’être un peu stressé ou anxieux à l’approche des examens d’entrée au secondaire. Il faut simplement que les parents ne transfèrent pas leur anxiété sur leur progéniture.

« Sachez que la relation entre l’anxiété et la performance, c’est sous forme de cloche inversée. Une trop faible ou une trop forte anxiété vient abîmer la performance, et une anxiété moyenne, modérée, fait augmenter la performance », explique-t-elle.

Même si les parents me disent souvent "Non, je ne mets pas de pression sur mon enfant directement", vos comportements parlent, vos gestes parlent. Je vous donne des exemples : parler des examens d’admission ou des exercices trop fréquemment, c’est un signe; faire trop d’exercices préparatoires, c’est un signe; arrêter toutes les activités normales le jour J, c’est aussi un signe.

Édith Saint-Jean Trudel, psychologue

Un problème de société

La psychologue dit avoir observé ces dernières années chez de nombreux parents une tendance au magasinage effréné de la meilleure école ou du meilleur programme pour leur enfant. Elle note que cette tendance peut avoir certains effets pervers.

« Souvent, les parents oublient les intérêts, les forces et les besoins de leur jeune. […] Ça m’est arrivé d’avoir des jeunes adolescentes et adolescents ou des préadolescentes et préadolescents très anxieux dans mon bureau. Je devais faire des interventions, et j’avais juste envie de dire : "C’est parce que tu n’es pas dans la bonne école tout simplement." »

On dirait que de plus en plus, la compétence des parents passe par l’admission au secondaire de leur enfant. […] C’est comme si quand l’enfant est admis dans le programme de son choix ou à l’école de son choix, le parent se dit : "Oui, je suis un bon parent." […] Je pense que c’est un problème de société.

Édith Saint-Jean Trudel, psychologue

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