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La dictature d'Instagram sur le design et l’architecture de nos bâtiments

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

La dictature d'Instagram sur le design et l’architecture de nos bâtiments

Audio fil du mercredi 2 octobre 2019
La sculpture baptisée Cloud Gate.

La Cloud Gate est une sculpture de l'artiste britannique Anish Kapoor située à Chicago. Elle est très populaire sur Instagram.

Photo : Getty Images / Jewel Samad

« On voit des témoignages d'architectes et d'artistes qui disent avoir modifié leurs réflexes quand vient le temps de concevoir des hôtels, des restaurants, des espaces à bureau, parce que dorénavant, l'objectif de plusieurs entreprises, c'est d'avoir des lieux "instagrammables" », note Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain et architecte de formation, à propos de cette tendance et de l'effet d'Instagram sur le design et l'architecture.

Selon Marc-André Carignan, le fait que le réseau social, qui possède plus de 800 millions d’abonnés, dicte de plus en plus aux architectes et aux concepteurs la façon dont ils doivent concevoir leurs ouvrages soulève de nombreuses questions importantes.

Ça devient un sujet de discussion dans le milieu architectural et du design. On se demande, à un moment donné, s’il n’y a pas une distorsion qui est en train de se créer sur les véritables priorités quand vient le temps de concevoir un espace, qu’il soit privé ou public. Est-ce qu’on ne va pas faire de mauvais choix de design et renier certains éléments de confort ou d’ergonomie parce qu’on veut un espace un peu plus tape-à-l’œil?

Marc-André Carignan, chroniqueur en développement urbain et architecte de formation

Pour illustrer cette mainmise d’Instagram, Marc-André Carignan cite l’exemple de l’architecte David Tickle, dont l’histoire a été relatée dans le quotidien britannique The Guardian.

L'architecte y raconte qu'après avoir soumis un projet d’espace public pour la ville de Sydney, en Australie, il s’est fait dire par un des membres du jury que ce dernier l’avait bien aimé en raison de son haut potentiel « instagrammable ».

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