Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du lundi 16 septembre 2019

La malédiction John Madden, une construction qui relève des mathématiques

Publié le

Le légendaire John Madden, que l'on voit ici en 2006.
John Madden, ancien entraîneur de football américain et ancien commentateur pour la télévision américain, que l'on voit ici en 2006.   Photo : Getty Images / Jonathan Ferrey

L'alléchante croyance populaire voulant qu'une grande proportion de joueurs vedettes de la Ligue nationale de football américain (NFL) qui se retrouvent chaque année sur la couverture du jeu vidéo Madden subissent, l'année suivante, une blessure importante ou une baisse de régime relève de la « régression fallacieuse ». Voilà ce qu'affirme Jean-François Gagnon, professeur de mathématiques au Collège Montmorency. Cette malédiction, qui toucherait de nombreux athlètes qui se sont retrouvés sur la couverture du jeu produit par Electronic Arts, s'explique en fait par un simple phénomène mathématique.

« Les gens qui accusent la malédiction se rendent coupables d’un sophisme qui s’appelle la régression fallacieuse. C’est très dangereux », lance Jean-François Gagnon.

Selon lui, la personne ayant le mieux expliqué scientifiquement le phénomène est Kevin Rudy, spécialiste de Minitab, un logiciel de statistiques.

Celui-ci a démontré que les joueurs qui sont sélectionnés pour figurer sur la pochette du jeu vidéo Madden ont généralement joué beaucoup de matchs la saison précédente, moment où ils ont connu une bonne séquence sportive. « En fait, ce n’est pas tant l’année après avoir été sur le jeu qui est spectaculaire, c’est l’année avant qui est spectaculaire », note Jean-François Gagnon.

Pour illustrer son propos, le professeur de mathématiques prend l’exemple hypothétique d’une personne aux prises avec un rhume qui, sept jours après avoir mangé un oignon, attribuerait sa guérison aux bienfaits dudit légume.

Mon corps a tendance, naturellement, à régresser vers la moyenne, qui est un état de santé. D’attribuer ma guérison à un facteur externe, qui est d’avoir mangé un oignon, en plus des désagréments que ça peut causer dans mon cercle social, c’est une régression fallacieuse. Et ça, on n’aime pas ça.

Jean-François Gagnon, professeur de mathématiques au Collège Montmorency

Chargement en cours