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Quand des influenceurs fraient avec la pornographie

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Avec Matthieu Dugal

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Quand des influenceurs fraient avec la pornographie

Audio fil du mercredi 4 septembre 2019
Le logo de la plateforme Onlyfans.com

Le logo de la plateforme Onlyfans.com

Photo : Wikipedia

« On est quand même dans une espèce de zone grise où l'on peut payer pour avoir des photos de notre influenceur préféré nu. Il ou elle n'est pas travailleur ou travailleuse du sexe, mais on peut tout de même acheter des vidéos érotiques », note Fabien Loszach, sociologue et publicitaire, au sujet d'OnlyFans.com, une plateforme numérique sur laquelle de plus en plus d'influenceurs offrent du contenu payant « un peu plus exclusif » que sur Instagram. Avec la chroniqueuse Myriam Daguzan Bernier, il analyse le nouveau terrain de jeu vers lequel migrent certains influenceurs.

Fondée en 2016, la plateforme britannique OnlyFans.com compte maintenant quelque 7,5 millions d’utilisateurs. Ceux-ci peuvent entrer directement en contact avec leur influenceur favori et lui donner des pourboires pour les contenus payants proposés. « Ça ouvre la porte à une toute nouvelle dynamique », s’inquiète Fabien Loszach.

OnlyFans.com, qui enregistre 25 000 nouveaux abonnés chaque jour, se présente au premier regard comme un site web où l’on peut trouver des contenus d'influenceurs qui sont musiciens, entraîneurs, culturistes ou encore mannequins. « Sauf que, quand on arrive sur la plateforme, ce n’est pas vraiment ça qui saute aux yeux », fait remarquer Fabien Loszach.

Celui-ci donne l’exemple de Clément Castelli, une vedette de la téléréalité française. Sur OnlyFans.com, le Français de 26 ans se dénude ou se dévoile dans des poses lascives. On le voit même en érection sur une photo.

C’est plutôt des photos de style boudoir, ou au pire pornographique. […] Il y a quand même un cap qui a été franchi depuis Instagram.

Fabien Loszach, sociologue et publicitaire

« L’apogée des contenus jouissifs »

Selon Myriam Daguzan Bernier, de nombreux influenceurs ont d’ores et déjà franchi la limite de la pornographie. Or, la blogueuse spécialisée dans les questions liées à la sexologie fait une autre lecture du phénomène.

Selon elle, la pornographie telle que nous la connaissons encore de nos jours s’est vraiment élargie. Myriam Daguzan Bernier n’hésite pas à parler de « l’apogée des contenus jouissifs », et ce, dans tous les domaines.

« La notion qui est importante en ce moment, c’est de se faire du bien. On a besoin de prendre soin de soi, de se faire plaisir, de relaxer son cerveau, et on lui offre des contenus qui ont souvent l’air vides de sens, mais qui répondent à un besoin urgent de vider son esprit », explique-t-elle.

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