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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du mercredi 28 août 2019

Oui à l’éco-embourgeoisement, pourvu qu’il ne nuise pas à la mixité sociale

Publié le

Une photo prise d'un jardin communautaire à Montréal.
À Montréal, les jardins communautaires sont de plus en plus nombreux.   Photo : iStock

Les initiatives urbaines qualifiées de vertes – comme les jardins communautaires, les ruelles vertes, les pistes cyclables, les trottoirs végétalisés et les cours d'eau revitalisés – améliorent la qualité de vie des habitants des quartiers où elles ont vu le jour, mais elles ne devraient pas pour autant contribuer à l'éviction des locataires les plus précaires pour laisser la place à des locataires plus fortunés. C'est du moins ce que pense Marc-André Carignan, chroniqueur en politique, affaires municipales et développement urbain.

D’entrée de jeu, Marc-André Carignan estime qu’une nuance doit être apportée quant au concept d’embourgeoisement, qui a eu très mauvaise presse ces dernières années, particulièrement à Montréal.

Selon lui, l’embourgeoisement peut avoir des effets très pervers, mais le phénomène de même que l’éco-embourgeoisement peuvent aussi avoir des répercussions positives sur la santé publique, et même sur certaines classes sociales.

Par exemple, ça peut limiter le déclin de certains quartiers parce que, tout d’un coup, il y a de nouveaux capitaux qui rentrent, il y a de nouvelles clientèles qui arrivent, et ça peut augmenter la mixité. Le fait qu’il y ait de nouveaux capitaux qui arrivent dans un secteur, ça peut permettre l’ouverture de certains commerces, de certains restaurants, donc créer de l’emploi.

Marc-André Carignan, chroniqueur en politique, affaires municipales et développement urbain

Le problème, d'après le chroniqueur, c’est lorsque l’embourgeoisement et l'éco-embourgeoisement ne sont pas bien encadrés par des politiques publiques bien définies afin de préserver la mixité sociale.

« On pense au logement social, au logement abordable : si les villes et les États ne font pas leur travail, n’en construisent pas suffisamment et ne prennent pas ça au sérieux, c’est là que ça devient difficile, […] et c’est là que l’éco-embourgeoisement peut être plus pénible pour certaines clientèles. »

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