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Personnes neuro-atypiques : le milieu du travail devra s’adapter

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Avec Matthieu Dugal

En reprise tout l'été
Du mardi au samedi de 1 h à 2 h

Personnes neuro-atypiques : le milieu du travail devra s’adapter

Audio fil du lundi 26 août 2019
Un homme souffre d'un trouble du déficit de l'attention.

Les personnes neuro-atypiques représentent entre 20 et 25 % de la population.

Photo : iStock

« Je crois que ces jeunes ont contribué à faire évoluer le milieu de l'éducation, et de la même façon, je crois que ces jeunes feront évoluer le milieu du travail », affirme Dave Ellemberg en parlant des personnes neuro-atypiques, atteintes d'un trouble du spectre de l'autisme, de dyslexie ou d'un trouble du déficit de l'attention. Ces jeunes ont d'ores et déjà modifié les méthodes d'apprentissage employées dans les écoles primaires et secondaires québécoises. Le milieu du travail devra imiter celui de l'éducation, plaide le neuropsychologue.

« Je crois que la façon de penser de ce groupe, de réfléchir l’information, peut faire en sorte que ça introduise de nouveaux défis dans le milieu de l’apprentissage et dans le milieu du travail, ce qui fait que ces milieux-là doivent d’adapter », dit Dave Ellemberg.

Celui-ci concède néanmoins qu’il reste encore du travail en matière d’intégration des personnes neuro-atypiques.

Une étude très récente du European Journal of Health Economics nous indique qu’il y a, encore aujourd’hui, une relation entre le trouble du déficit de l’attention et la difficulté que ces gens ont à trouver un emploi. [...] Ces gens-là ont des salaires plus bas.

Dave Ellemberg, neuropsychologue

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