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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du lundi 19 août 2019

TikTok et YouTube, deux plateformes où la radicalisation peut mener à des dérapages

Publié le

L'interface de l'application TikTok apparaît sur une téléphone intelligent.
L'application chinoise de partage de vidéos TikTok connaît un succès planétaire chez les jeunes.   Photo : Reuters / Danish Siddiqui

La polarisation des prises de position et la radicalisation du discours sont de plus en plus présentes dans l'espace public, notamment sur les réseaux sociaux. « C'est maintenant chose commune », déplore Nadia Seraiocco en parlant, entre autres, de l'application TikTok et de la plateforme YouTube. La conférencière et auteure spécialisée en cyberculture cite deux exemples, en Inde et au Brésil, qui illustrent à quel point certains réseaux sociaux aident à la construction de la polarisation.

Très populaire chez les adolescentes et adolescents en Inde, l’application de partage de vidéos TikTok peut engendrer de nombreux dérapages. C’est ce qui est arrivé ces derniers mois, selon Nadia Seraiocco.

En février dernier, un jeune homme de 28 ans issu de la communauté des Vanniyar a été arrêté pour avoir publié une vidéo dans laquelle il appelait les membres de son clan à s’en prendre violemment aux représentants de la caste des dalits, des intouchables.

Pour les seuls mois de juin et juillet derniers, le magazine Wired a répertorié plus de 500 vidéos publiées sur TikTok qui encourageaient la violence et la haine entre les castes en Inde.

Au Brésil, l’histoire du jeune Matheus Dominguez est également révélatrice du rôle parfois malsain que peuvent jouer les réseaux sociaux.

Voulant apprendre la guitare, le jeune homme de 16 ans s’est rendu sur YouTube pour y regarder des tutoriels. C’est alors qu’il est tombé sur la chaîne de Nando Moura, un professeur de guitare spécialisé dans la musique heavy métal, les jeux vidéo et la politique.

De fil en aiguille, Matheus Dominguez s’est aperçu que Nando Moura était en fait un apôtre de la violence et de l’extrême droite brésilienne, véhiculant un discours paranoïaque sur les socialistes, les enseignants et les féministes, entre autres.

Or, l’algorithme de YouTube a continué de recommander au jeune Matheus Dominguez des vidéos au discours haineux, notamment ceux de Jair Bolsonaro, une certaine vedette de l’extrême droite brésilienne, qui est devenue quelques mois plus tard le président du Brésil.

Selon Nadia Seraiocco, il est important de se méfier des plateformes comme TikTok et YouTube, parce que les recommandations algorithmiques vont souvent proposer aux utilisateurs des contenus assez extrêmes qui peuvent, en fin de compte, contribuer à la circulation du discours haineux sur le web et dans l’espace public.

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