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Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Les drosophiles, ces petites mouches à fruits indésirables qui font avancer la science

Audio fil du lundi 19 août 2019
Des mouches à fruits se posent sur un quartier d'agrume.

Il existe quelque 3500 espèces de mouches à fruits.

Photo : iStock

« Honnêtement, c'est impossible de recenser tout ce que la recherche sur les drosophiles nous a apporté à nous, les êtres humains, pour comprendre notre corps, le fonctionnement de nos maladies, et comment nous soigner. On en doit beaucoup à ces petites irritantes alcooliques. Alors, je vous propose d'essayer de les aimer », dit la youtubeuse Viviane Lalande à propos des mouches à fruits. Ces insectes miniatures qui raffolent des fruits sur votre comptoir ou encore de vos fonds de bouteilles de vin sont peut-être indésirables, mais ils sont une mine d'informations très utiles pour la recherche.

« Elles partagent 60 % de notre ADN, et le point probablement le plus important, c’est qu’on estime que 75 % des maladies humaines ont un équivalent chez les drosophiles. Ça inclut la trisomie 21, l’alzheimer, l’autisme, le diabète, les cancers, etc. », note Viviane Lalande.

Celle-ci souligne que plus de 100 000 publications scientifiques ont été consacrées aux drosophiles au cours des 50 dernières années. « C’est l’organisme le mieux connu de la planète, loin devant nous. »

Viviane Lalande ajoute que de nombreuses recherches ont pris pour objet les drosophiles. « On a travaillé sur l’hérédité, les récepteurs olfactifs, le contrôle du rythme circadien. Les drosophiles permettent d’étudier des maladies neurodégénératives. Par exemple, en cultivant des neurones de drosophiles, on peut étudier comment les axones, qui sont les parties allongées des neurones, se développent. Et donc ça, ça nous permet d’avancer dans la recherche sur l’alzheimer », explique la youtubeuse.

Elles sont nombreuses, certes, mais elles ne sont pas nocives : elles ne mordent pas, elles ne piquent pas, elles ne crient pas, elles ne transmettent pas de maladies. […] Mais surtout, ces petites drosophiles sont un véritable trésor pour les scientifiques, parce que ce sont des insectes hyper pratiques à étudier.

Viviane Lalande, youtubeuse

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