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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 14 juin 2019

Quelle est l’empreinte écologique de la production d’alcool?

Publié le

Un lever de soleil sur un vignoble français.
La production de vin nécessite une énorme quantité d'eau.   Photo : iStock

La production et la consommation d'alcool sont au cœur de l'activité économique de nombreuses sociétés à travers le monde. Toutefois, cette production n'est pas sans conséquence pour l'environnement, comme nous l'explique Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement au journal Le Devoir.

Quelque 0,7 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde seraient dues à l’alcool, d’après les informations colligées par Alexandre Shields. À titre comparatif, le Canada émet 1,9 % des GES de la planète.

Toutefois, les émissions de GES provenant de la production d’alcool ne sont pas les seules données à prendre en compte. La consommation d’eau, l’utilisation de pesticides, les méthodes utilisées en agriculture pour produire les ingrédients qui servent à produire l’alcool, le transport et la mise en marché font aussi partie de l’équation.

La production de vin nécessite notamment une très grande quantité d’eau. Selon l’organisme Water Footprint Network, la production d’un seul verre de vin nécessite l’utilisation de 109 litres d’eau.

Chaque Canadien est donc responsable à lui seul de l’utilisation de 10 000 litres d’eau pour étancher sa soif de vin chaque année, sachant que le Canadien moyen consomme 15 litres de vin par an.

Quant à la bière, elle est responsable d'une grande quantité de GES. D’après le quotidien britannique The Guardian, une pinte de bière locale commandée directement à la microbrasserie est responsable de 300 g de CO2. La même quantité d’une bière importée bue à la maison représente en revanche 900 g de CO2, soit trois fois plus.

D’après les recherches d’Alexandre Shields, l’une des options les plus écologiques pour ceux qui ne peuvent se passer d’alcool serait de se tourner vers le cidre biologique local. Sa production peu complexe passe souvent par la valorisation de fruits qui n’auraient pas été vendus autrement, ce qui permet de réduire le gaspillage alimentaire.

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