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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 17 mai 2019

Pourquoi ne parvient-on pas à se débarrasser des carpes asiatiques?

Publié le

L'une des cinq espèces de carpe asiatique : la carpe de roseau
L'une des cinq espèces de carpe asiatique : la carpe de roseau   Photo : iStock

La carpe asiatique, une espèce de poisson envahissante, commence à apparaître dans le fleuve Saint-Laurent, après avoir fait des ravages aux États-Unis. Comment se fait-il que l'on n'arrive pas à la déloger des environnements où elle s'installe? Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement, nous explique que ce gros poisson possède des caractéristiques qui améliorent sa résilience.

Indigène des cours d’eau de Chine et de Russie, les différentes espèces de carpe asiatique ont été importées dans les années 1970 dans le sud des États-Unis. À l’origine, elles étaient recherchées parce qu’elles sont herbivores. Leur appétit vorace – elles peuvent manger jusqu’à 40 % de leur propre poids chaque jour – en faisait d’excellents nettoyeurs pour les bassins d’aquaculture.

Or, certains spécimens ont fini par s’échapper de leurs bassins à la faveur d’inondations et se sont retrouvés dans la nature, où ils ont trouvé un habitat favorable à leur reproduction. En 20 ans, les carpes asiatiques se sont multipliées et se sont étendues jusqu’à atteindre le nord des États-Unis, puis les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent.

Au Canada, c’est la carpe de roseau, un poisson qui peut mesurer plus d’un mètre et peser jusqu’à 30 kilos (65 livres), qui commence à envahir les cours d’eau. Sa présence menace les herbiers, desquels dépendent les écosystèmes du fleuve et de ses tributaires.

Face à cette crise imminente, des scientifiques du pays se demandent comment éviter le pire, puisqu’aucune méthode ne s’est jusqu’ici montrée efficace pour enrayer la croissance des populations de carpe asiatique.

Étant herbivores, les espèces de carpe asiatique ne sont pas de bonnes proies pour la pêche à la ligne. En plus, leur intelligence impressionnante – pour des poissons – leur permet généralement d’éviter le piège des filets de pêche.

Les spécialistes continuent de chercher des moyens de barrer la route à la carpe asiatique, mais il faut pour l’instant se rendre à l’évidence : ce poisson est arrivé chez nous et tout indique qu’il y restera encore pour un certain temps.

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