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Pourquoi les pics-bois ne souffrent-ils pas de commotions cérébrales?

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

Pourquoi les pics-bois ne souffrent-ils pas de commotions cérébrales?

Audio fil du vendredi 26 avril 2019
Un grand pic sur un arbre.

Un grand pic, communément appelé pic-bois

Photo : iStock

Le son caractéristique du pic-bois, causé par les chocs répétés entre son bec et les troncs d'arbre, nous rappelle la puissance de cet oiseau. Mais comment celui-ci se protège-t-il contre les commotions cérébrales? L'humain pourrait-il s'en inspirer? Viviane Lalande, doctorante en génie mécanique et vulgarisatrice scientifique, nous explique que le corps du pic-bois lui offre une résistance hors du commun aux commotions.

Peu de gens le savent, mais le cerveau humain peut encaisser d’énormes chocs… à condition qu'ils soient extrêmement courts. En effet, cet organe essentiel peut résister à une force de 100 g [l’unité d’accélération, pas le gramme], soit l’équivalent de 100 fois son poids, tant que cette force ne dure que 5 millisecondes (1/25 d’un clignement d’œil).

Dans le cas du pic-bois, les chocs que son cerveau doivent encaisser sont considérablement plus courts : entre 0,5 et 1 milliseconde en moyenne. Plus un impact est court, mieux le cerveau y résiste. À cette vitesse, le cerveau humain pourrait supporter jusqu’à 300 g. Celui du pic-bois peut quant à lui résister à une force allant jusqu’à 4000 g!

Cette différence s’explique par le fait que les pics-bois sont beaucoup plus petits que les humains. « Si vous freinez d’un coup sec en voiture alors que vous avez votre épicerie dans le coffre, vous verrez que ce sont les objets les plus lourds, comme le lait et le sac de riz, qui [seront] propulsés vers l’avant de la voiture, alors que le bouquet de coriandre n’[aura] pas beaucoup bougé », explique Viviane Lalande.

À la manière d’un bouquet de coriandre, le cerveau du pic-bois est tellement léger qu’il se déplace beaucoup moins dans sa boîte crânienne lors d’un impact violent.

Le pic-bois dispose également d’un autre atout important pour le protéger des commotions cérébrales : l’orientation de son cerveau dans son crâne. En effet, son cerveau est exposé de façon à maximiser la surface de contact lors d’un choc, ce qui permet de répartir la force.

« C’est comme marcher sur un bloc Lego, compare Viviane Lalande. Parce que le Lego est tout petit, tout notre poids est concentré sur une toute petite surface, mais si on marche sur une plaque de Lego bien assemblée, notre poids se répartit sur toute la surface de notre pied, et cela fait beaucoup moins mal. »

Consultez les sources et les références de cette chronique sur la page d'accueil de l'émission.

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