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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Pourquoi procrastine-t-on?

Audio fil du vendredi 5 avril 2019
Un réveille-matin analogique constitué d'une horloge blanche au contour bleu surmontée de deux cloches en métal chromé.

La procrastination toucherait jusqu'à 50 % des étudiants.

Photo : iStock

Laver la vaisselle ou regarder un dernier épisode de sa série préférée? Ce genre de dilemme vous traverse régulièrement l'esprit? Bienvenue au club des procrastinateurs! Pourquoi certaines personnes ont-elles une propension à la procrastination et, surtout, est-ce que c'est grave? Sarah Lafontaine, doctorante en sciences infirmières, nous explique que le phénomène est en pleine croissance et qu'il peut avoir de fâcheuses conséquences.

En 1978, seulement 5 % de la population s’identifiait comme procrastinateur. Quarante ans plus tard, ce chiffre a quadruplé pour atteindre 20 % et, dans les milieux étudiants, cette statistique atteindrait même 50 %.

Contrairement à ce que pourraient croire ceux qui ne procrastinent jamais – s’ils existent –, ce phénomène ne naît pas de la paresse ou du manque de volonté d’une personne, du moins pas uniquement. D’après Sarah Lafontaine, la procrastination pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs, comme la nature de la tâche à accomplir, le perfectionnisme ou le refus des exigences.

La notion temporelle de la tâche peut aussi entrer en ligne de compte. « Par exemple, si je veux aller m’entraîner, les effets à long terme sur ma santé sont incertains, mais si je regarde Netflix au lieu d’aller m’entraîner, je suis certaine que j’aurai le plaisir immédiat de relaxer », explique la doctorante.

Les pires procrastinateurs peuvent grandement souffrir de cette mauvaise habitude : perte de rendement au travail ou à l’école, stress, diminution de l’estime de soi, problèmes financiers ou ennuis de santé. Les problèmes sont nombreux et peuvent vite s’accumuler.

Toutefois, des solutions existent pour contrer la procrastination. La première chose à faire est d’essayer de comprendre pourquoi on remet certaines tâches à plus tard. Il peut aussi être avantageux de se réserver des périodes pour accomplir nos tâches importantes, de façon à se créer une routine.

Par ailleurs, certains procrastinateurs chroniques ne jurent que par la technique Pomodoro. Celle-ci consiste à effectuer des sprints de travail de 25 minutes entrecoupés de pauses de 5 minutes.

Consultez les références et les sources de cette chronique sur la page de l'émission.

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