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L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 22 mars 2019

Manger de la viande peut-il être viable pour l’environnement?

Publié le

Deux vaches cornues dans un pâturage.
Des travaux scientifiques controversées suggèrent qu'il serait possible d'éliminer, voire de renverser la production de CO2 de l'élevage de bétail.   Photo : iStock

Avec une production de gaz à effet de serre estimée à 15 % du total mondial, l'industrie du bétail est parmi les plus polluantes de la planète. Serait-il possible de réduire l'empreinte carbone de ce secteur, voire même de le renverser? Guillaume Rivest, journaliste spécialisé en environnement, nous apprend que certains chercheurs pensent que oui, mais que leurs théories sont nuancées et difficiles à mettre en pratique.

Quelque 70 % des terres cultivables dans le monde sont occupées par des élevages de bétail. 10 % supplémentaire est consacré à produire la nourriture de ces bêtes, pour un total de 80 % des terres cultivables consacrées à l’industrie du bétail.

Ce secteur agricole est également responsable d’une grande partie de la déforestation mondiale, dont 15 % de la déforestation de la forêt amazonienne.

Une lueur d'espoir

Certains chercheurs, dont le controversé Allan Savory, estiment toutefois qu’une meilleure gestion des troupeaux pourrait contribuer à faire absorber plus de CO2 par le sol que ce que produit l’élevage qui l’exploite.

D’après les travaux de M. Savory, dont les résultats sont contestés par de nombreux scientifiques, concentrer les troupeaux sur de petites étendues de terrain et les déplacer régulièrement pour laisser le temps au sol de se regénérer pourrait réduire considérablement la production de gaz à effet de serre.

Des études menées par d’autres chercheurs, dont une provenant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, tendent toutefois à démontrer qu’Allan Savory pourrait être sur la bonne voie.

D'importantes nuances

Or, la méthode imaginée par M. Savory ne s’applique toutefois pas aux pâturages créés artificiellement en abattant des forêts, souligne Guillaume Rivest. « En détruisant des écosystèmes forestiers pour les transformer en champs, on crée évidemment plus de problèmes d’un point de vue environnemental », explique-t-il.

Il faudrait donc concentrer la production de bétail sur les biomes de prairie naturels.

Guillaume Rivest ajoute que bien des terres occupées par l’industrie du bétail seraient beaucoup plus productives et moins polluantes si elles servaient à produire des légumes ou d’autres aliments.

Et dans tous les cas, les spécialistes estiment que les humains devront réduire drastiquement leur consommation de viande dans les prochaines décennies – jusqu’à 80 % par rapport à aujourd’hui – s’ils espèrent minimiser le réchauffement climatique.

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