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Faut-il regarder son téléphone comme on regarde un paquet de cigarettes?

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h et 2 h)

Faut-il regarder son téléphone comme on regarde un paquet de cigarettes?

Audio fil du vendredi 1 mars 2019
Une jeune femme tape sur un téléphone intelligent en fumant une cigarette.

Le professeur et chercheur en informatique Cal Newport compare la dépendance aux téléphones à la dépendance au tabac.

Photo : iStock

Dans un livre provocant qu'il vient de publier (Nouvelle fenêtre), le professeur et chercheur en informatique Cal Newport compare la dépendance à son téléphone et aux réseaux sociaux à la dépendance au tabac. Une idée pas aussi saugrenue qu'elle peut en avoir l'air, souligne Matthieu Dugal, animateur de Moteur de recherche et journaliste spécialisé en technologie.

M. Newport est loin d’être le seul à parler de dépendance aux appareils connectés. Sean Parker, ex-président et co-fondateur de Facebook soulignait notamment en 2017 que le réseau social avait été conçu pour rendre les utilisateurs accros.

Tristan Harris, ancien directeur du design éthique de Google a quitté le géant du web pour fonder le Center for Humane Technology, un organisme qui milite pour des technologies moins addictives et moins polarisantes.

Une professeure de l’Université de New York du nom de Natascha Schüll compare quant à elle les téléphones aux machines à sous des casinos, souligne Matthieu Dugal. « [La fonction] "rafraîchir" est pour elle le levier de la machine à sous que nous actionnons constamment pour recevoir notre "dose". »

Ceux qui sont passés par la désintoxication des réseaux sociaux semblent d’ailleurs d’accord pour dire que c’est une bonne chose de réduire sa présence sur ces plateformes. Dans une étude menée conjointement par l’Université Stanford et l’Université de New York, des milliers d’internautes ayant supprimé leur compte Facebook pendant quatre semaine ont rapporté avoir passé plus de temps avec leurs amis et avoir lu moins de nouvelles polarisantes.

Malgré toutes ces voix qui s’élèvent pour nous prévenir contre les effets potentiellement néfastes des réseaux sociaux et de nos téléphones intelligents, il est encore trop tôt pour conclure hors de tout doute qu’ils posent un danger. Mais pendant que les études se poursuivent, les ingénieurs de la Silicon Valley continuent d’améliorer leurs algorithmes pour nous convaincre de tirer – juste une dernière fois – sur le levier « rafraîchir ».

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