Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

L'animateur Mathieu Dugal
Audio fil du vendredi 11 janvier 2019

Les hivers canadiens auront-ils raison de la voiture autonome?

Publié le

Une photo montrant trois mini fourgonnettes blanches portant le logo de Waymo sur l'une de leurs portes.
Les voitures autonomes de Waymo sont équipées de nombreux capteurs qui les aident à distinguer les obstacles.   Photo : Reuters / Caitlin O'Hara

La poudrerie, la glace, les chaussées enneigées... tous autant d'obstacles tant pour les conducteurs humains que pour les voitures autonomes. À l'aube de la commercialisation des premiers véhicules entièrement autonomes, les résidents des pays nordiques devraient-ils s'armer de patience? Tout semble indiquer que oui, explique Matthieu Dugal.

Pour pouvoir rivaliser, voire dépasser les humains, qui se fient à leurs yeux et leurs oreilles pour conduire une voiture, les véhicules autonomes sont équipés d’une panoplie de capteurs. Multiples caméras, GPS, appareils à ultrasons, radars, lidars : plus ces capteurs sont diversifiés sur une même voiture, moins il y a de chances que l’ordinateur commette une erreur.

Mais les intempéries peuvent grandement faire varier l’efficacité de ces appareils. Quiconque a déjà essayé de se servir de sa caméra de recul l’hiver en a déjà été témoin : la saleté qui s’accumule sur l’objectif lorsque les routes sont mouillées ou enneigées la rendent souvent inutilisable.

Il en va de même pour les capteurs d’une voiture autonome. Pour bien fonctionner, ces voitures se fient sur ce qu’elles « voient » : les lignes blanches par terre, les autres véhicules autour, les obstacles, etc. Dans un blizzard, les appareils peuvent toutefois vite perdre ces repères, puisque les lignes sur la chaussée se fondent dans la neige et que les précipitations viennent brouiller les signaux reçus.

« Actuellement, tout l’appareillage des voitures autonomes n’est véritablement efficace que sur des routes sèches, dont les lignes sont bien visibles et lorsque la circulation n’est pas trop lourde », explique Matthieu Dugal.

Des technologies hivernales

Mais il y a de l’espoir. Des chercheurs ontariens tentent de mettre au point des technologies capables d’adapter les véhicules autonomes à nos conditions hivernales difficiles. L’une d’entre elles est un revêtement imperméable si lisse que ni l’eau, ni la glace, ni les aérosols ne peuvent s’y coller.

Une autre technologie prometteuse consiste à cartographier les routes en trois dimensions de façon extrêmement précise pendant l’été, alors que les conditions routières sont favorables. Les cartes produites seraient ensuite ajoutées au logiciel interne des voitures pour leur permettre de s’orienter même avec peu de repères. « Ce système d’aide à la conduite serait dit-on 100 fois plus précis qu’un GPS », affirme Matthieu Dugal.

Quoiqu’il en soit, en l’état actuel de la technologie, ne vous attendez pas à voir passer une voiture autonome devant chez vous. Les spécialistes pensent même qu’on pourrait devoir attendre plus de 10 ans avant de pouvoir se procurer des voitures entièrement autonomes au Canada.

Chargement en cours