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Moteur de recherche

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Santé et corps humain

Un corps humain est représenté à l'aide d'une image en trois dimensions.

Photo : iStock

Le corps humain est très complexe, d'où l'importance de clarifier certaines choses en consultant des spécialistes.

Liste des sujets

Sujets de 1 à 10 sur 39
  • Jusqu'à maintenant, la recherche sur l'alzheimer ne s'est peut-être pas assez attardée sur la façon dont le cerveau s'alimente en énergie. C'est du moins ce que dit Stephen Cunnane, du Centre de recherche sur le vieillissement du centre de santé et de services sociaux (CSSS) – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke. Avec son équipe, il a créé une boisson cétogène qui améliorerait les fonctions cognitives chez les personnes à haut risque de développer la maladie d'Alzheimer. Sans prétendre guérir les troubles cognitifs ou la maladie d'Alzheimer, Stephen Cunnane croit tout de même que cette boisson, combinée à la prévention et à l'activité physique, peut jouer un rôle dans l'amélioration des fonctions exécutives, de la mémoire et du langage.

  • « Il faut que les études soient mieux menées, c'est juste ça qu'on veut dire, mais pour mener de bonnes études, il faut regarder ce que l'enfant est en train de faire [avec son écran] », affirme Maryse Lassonde, présidente du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), en évoquant les lacunes des études réalisées auprès des jeunes au sujet du temps passé devant leurs écrans et de ses conséquences. Dans l'état actuel des choses, ces études d'association ne s'intéressent qu'au temps qu'un jeune passe devant son écran, et elles ne permettent donc pas de connaître la nature du contenu qu'il consulte devant l'ordinateur, la tablette ou le téléphone portable. Avec Nadine Forget-Dubois, agente de recherche et de transfert au CSE, Mme Lassonde discute de l'état de la recherche sur les jeunes, le numérique et le temps d'écran.

  • Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les athlètes de haut niveau qui sont en apparence en parfaite santé peuvent être à risque de connaître des défaillances cardiovasculaires. « Comme tout le monde, les athlètes peuvent avoir des problèmes cardiaques », affirme Benoît Arsenault, de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Il cite une étude menée auprès de 2300 athlètes olympiques qui a démontré que 4 % d'entre eux souffraient de maladie coronarienne, d'hypertension artérielle ou de certains troubles de l'activité électrique du cœur.

  • La meilleure façon de composer avec le mal des transports, spécialement celui qui nous incommode en voiture lorsque nous sommes du côté passager, c'est de s'y habituer. Voilà ce que dit la vulgarisatrice scientifique Viviane Lalande après avoir épluché la littérature scientifique à propos de ce phénomène. « À force de répétitions très fréquentes, notre corps finit par s'habituer », explique-t-elle. Son affirmation est notamment basée sur une expérience menée par une équipe de recherche israélienne, qui a conclu que le mal des transports s'expliquerait par le manque de contrôle : le fait qu'une personne soit en contrôle du mouvement, en l'occurrence la conductrice, la rendrait moins sensible et malade que celle qui subit le mouvement, c'est-à-dire la personne se trouvant du côté passager.

  • Les personnes qui ont déjà eu la varicelle peuvent connaître plus tard dans leur vie un épisode de zona, qui est en quelque sorte une réactivation de la varicelle, et le stress figure parmi les facteurs expliquant pourquoi le virus sort de sa dormance. Telle est l'observation de Maryse Guay, professeure titulaire à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke. « Notre système immunitaire réussit à calmer le virus, qui reste endormi, mais pour des raisons qu'on connaît moins bien – et là, le stress peut être un des facteurs déclencheurs –, il ressort et suit le trajet d'un nerf pour se manifester sous forme de zona », explique-t-elle.

  • Saviez-vous qu'il existe des écouteurs qui ne se mettent pas dans l'oreille, mais qui s'appuient plutôt sur la boîte crânienne et qui envoient ainsi des ondes sonores à nos os du crâne? Il s'agit d'écouteurs par conduction osseuse. La vulgarisatrice scientifique Viviane Lalande explique que ce gadget permet au son de contourner le tympan et d'aller directement dans l'oreille interne. De cette façon, notre crâne devient en quelque sorte un haut-parleur pour les ondes.

  • « Imaginez-vous que la rate, c'est comme la sécurité à l'aéroport : tous les voyageurs qui passent à l'aéroport doivent passer par la sécurité, où on va les scruter presque à la loupe pour s'assurer qu'ils ne sont pas malveillants. C'est la même chose avec la rate : les cellules immunitaires sont comme les agents de sécurité et le sang représente le débit de voyageurs. » Telle est l'image employée par Michaël Sage, finissant au doctorat en physiologie à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, pour décrire le rôle de la rate dans le corps humain en tant que système de défense contre les infections. Certes, une personne peut vivre sans cet organe, mais cela ne se fait pas sans conséquence pour sa santé.

  • « On fait ça, parce que ça nous aide à avoir moins mal », dit l'ergothérapeute Pier-Luc Turcotte à propos des cris et des jurons que l'être humain émet pour exprimer sa douleur lorsque, par exemple, il se cogne le petit orteil contre un meuble. Le candidat au doctorat en santé communautaire à l'Université de Sherbrooke souligne qu'en matière de recherche, beaucoup de personnes ont tenté de comprendre les bienfaits associés aux cris – parfois pas très élogieux – qui sortent de notre bouche lorsque nous nous faisons mal.

  • Il est assez difficile de cerner avec précision la raison pour laquelle certaines personnes ont tout le temps froid aux mains, alors que d'autres ont presque toujours les mains chaudes. La vulgarisatrice scientifique Viviane Lalande explique que beaucoup de facteurs physiologiques entrent en ligne de compte : les hormones, l'importance de la masse musculaire ou encore l'accumulation de gras auraient un rôle à jouer. Elle souligne par ailleurs que d'autres facteurs, davantage liés à la psychologie et à la culture, permettraient d'expliquer ce phénomène.

  • Si la définition du mot « prurit » – le nom scientifique pour « démangeaison » – a été proposée en 1660 par un médecin allemand, ce n'est qu'au cours des 20 dernières années que des experts en dermatologie et en immunologie ont progressé dans la compréhension des mécanismes de la démangeaison. Marie Lambert-Chan, rédactrice en chef du magazine Québec Science, nous explique d'où vient cette sensation d'irritation présente sur la peau dont souffre de façon chronique environ 7 % de la population.

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