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Moteur de recherche

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Environnement

Une éolienne se dresse alors que des cheminées d'une centrale nucléaire crachent leur fumée au loin.

Photo : iStock / acilo

Urgence climatique oblige, nos spécialistes abordent, à travers de nombreux thèmes, la réduction de notre empreinte environnementale.

Liste des sujets

Sujets de 1 à 10 sur 30
  • « Pour les nouvelles mines et les mines qui sont en activité actuellement, le risque de contamination de la nappe phréatique ou des cours d'eau est beaucoup plus faible [qu'il y a une soixantaine d'années], parce qu'il y a une surveillance accrue à cause de la réglementation en vigueur de nos jours », dit Gérald Zagury, professeur titulaire au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal. Bien qu'il s'agisse d'une industrie où les risques de contamination ne peuvent être complètement écartés, M. Zagury souligne qu'il y a tout de même eu des progrès au cours des 30 dernières années au pays en ce qui a trait à la protection de l'environnement.

  • Les opérations militaires sur notre planète contribuent grandement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et participent donc aux changements climatiques. Voilà ce que fait remarquer Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement au quotidien Le Devoir. Il cite en exemple l'armée américaine, qui consomme annuellement plus de 80 millions de barils de pétrole, soit 220 000 barils par jour. Si Ottawa fait meilleure figure que son voisin américain, les activités militaires canadiennes ont tout de même un certain poids dans l'empreinte carbone totale du pays.

  • Les puits de pétrole pourraient nous sembler a priori peu favorables au développement de la vie. Pourtant, comme tous les écosystèmes de la planète, les réservoirs pétroliers contiennent des microbes et des bactéries. En entrevue, le chercheur et professeur associé au Département des ressources naturelles de l'Université McGill Charles Greer explique que ces bactéries sont capables de s'adapter dans ces environnements extrêmes.

  • « La température de l'eau joue un rôle déterminant dans la biologie du homard », note la journaliste scientifique Carine Monat au sujet de ce crustacé, qui est de plus en plus abondant dans les eaux canadiennes et de moins en moins présent au large de la Nouvelle-Angleterre. Elle explique que le réchauffement observé en Atlantique depuis une vingtaine d'années n'est pas étranger à ce phénomène. Les eaux de cet océan sont en effet devenues trop chaudes pour le homard, et c'est maintenant plus au nord que le crustacé jouit des conditions les plus optimales pour un meilleur taux de reproduction et de survie.

  • Les gens intéressés par la mode devraient se méfier des acteurs de l'industrie du vêtement et du textile qui parlent des fibres artificielles faites de cellulose comme de la panacée d'un point de vue environnemental. C'est du moins ce qu'affirme Madeleine Goubau, chargée de cours à l'École supérieure de mode de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal. « On va souvent nous faire croire que c'est le cas. Permettez-moi de démonter cette idée-là », dit la spécialiste. Celle-ci note par exemple que le processus de transformation des arbres en pâte, puis en fibre textile requiert de nombreux produits chimiques qui sont nocifs pour l'environnement.

  • Cogénération, exploitation in situ, pièges à CO2 naturels, pièges à CO2 artificiels, production d'hydrogène : les solutions techniques et technologiques avancées par l'industrie des sables bitumineux pour rendre celle-ci plus verte sont nombreuses depuis quelques années. En fait-elle assez pour réduire son empreinte environnementale? Selon Rosa Galvez, professeure-chercheuse au Département de génie civil et génie des eaux de l'Université Laval, l'industrie demeure limitée dans ce qu'elle peut faire pour améliorer son bilan environnemental, principalement en raison de la nature non conventionnelle du pétrole albertain.

  • « On commence à l'évaluer et on commence aussi à poser le cadre pour bien l'évaluer. Donc, c'est en développement aujourd'hui, mais ce n'est pas évident », affirme Laure Patouillard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, en parlant de l'empreinte carbone des missions spatiales. Lancement, combustion de carburant, production de matériaux et assemblage d'une fusée, débris spatiaux : la liste est longue en matière d'éléments qui contribuent à leur empreinte environnementale.

  • « Les changements climatiques posent une menace réelle pour la santé au Québec. Le système de santé fait à la fois partie du problème et devrait faire davantage partie de la solution », dit la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, présidente de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME), en faisant référence à l'empreinte carbone non négligeable du système de santé québécois. Selon elle, la lutte à l'urgence climatique doit impérativement passer par une meilleure contribution du système de santé, grand générateur de gaz à effet de serre (GES).

  • « Au début de la déglaciation, il y a 15 000 ans, la vallée du Saint-Laurent ressemblait à complètement autre chose qu'aujourd'hui. C'était envahi par l'océan et tout autour ce n'était que glace. » Christophe Kinnard, professeur au Département des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Trois-Rivières et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en hydrologie de la cryosphère, parle du lien entre les cycles orbitaux de la Terre et la glaciation. L'expert décortique les cycles de glaciation et parle des effets importants du réchauffement climatique sur la prochaine ère glaciaire.

  • Si une récente étude a démontré qu'un trajet en train dans le corridor Québec-Windsor génère trois fois moins de gaz à effet de serre (GES) que le même trajet effectué en avion en classe économique, cette même étude a aussi conclu que le train est en revanche plus polluant que l'avion pour les distances Toronto-Vancouver et Montréal-Halifax. Laure Patouillard, postdoctorante au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), note que cela s'explique, entre autres, par le fait que les trains, en moyenne au Canada, sont remplis à seulement 57 % de leur capacité, ce qui alourdit leur empreinte environnementale par personne.

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