•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Moteur de recherche

Moteur de recherche

Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Environnement

Une éolienne se dresse alors que des cheminées d'une centrale nucléaire crachent leur fumée au loin.

Photo : iStock / acilo

Urgence climatique oblige, nos spécialistes abordent, à travers de nombreux thèmes, la réduction de notre empreinte environnementale.

Liste des sujets

Sujets de 1 à 10 sur 36
  • La technique la plus couramment utilisée actuellement pour recycler les batteries en fin de vie des véhicules électriques est non seulement polluante, mais aussi peu efficace : à peine 40 à 50 % des composantes peuvent être récupérées. Un nouveau venu dans l'industrie teste une combinaison de techniques basée sur l'hydrométallurgie. Recyclage Lithion, qui a reçu récemment un brevet pour son procédé, promet rien de moins que « la vie éternelle » aux métaux que l'on trouve dans ces batteries, tels que le lithium, le cobalt et le nickel.

  • Par souci pour l'environnement, il serait préférable de privilégier la facture électronique plutôt que la traditionnelle facture en papier auprès de vos fournisseurs de services. C'est du moins le constat que fait Laure Patouillard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, qui a comparé l'empreinte écologique des deux modes de facturation. Elle souligne que si tous les ménages de la Belle Province abonnés à Hydro-Québec optaient pour la facturation par courriel, cela réduirait l'émission de 900 tonnes métriques d'équivalent CO2, ce qui correspond aux gaz à effet de serre stockés par 1000 peupliers plantés au Québec pendant toute leur durée de vie.

  • « Il n'y a aucune raison pour exiger un cercueil, et il y a pas mal de raisons pour qu'il n'y ait pas de cercueil », dit Gilles Bronchti, professeur titulaire et directeur du Département d'anatomie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en évoquant la loi québécoise qui interdit, pour des raisons sanitaires, qu'une personne soit enterrée sans cercueil. Le spécialiste de l'étude de la décomposition des corps est catégorique : la croyance voulant que le cadavre d'un défunt soit dangereux pour l'environnement est non fondée. En fait, ce sont les cercueils, et non les corps, qui posent un plus grand problème pour l'environnement en raison des nombreux produits néfastes qu'ils contiennent.

  • Lorsque vient le temps de constater les effets du réchauffement de la planète, les images satellites, combinées à la science climatique, ne mentent pas. Cela est particulièrement vrai lorsqu'on observe la banquise de l'Arctique. Depuis la fin des années 1970, des scientifiques suivent son évolution mois après mois, et leur constat est accablant : d'une superficie d'environ 3 millions de kilomètres carrés en 1989, la banquise de l'Arctique est passée en 2019 à... 250 000 kilomètres carrés. Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement au quotidien Le Devoir, dresse le portrait plutôt inquiétant de la situation dans l'océan Arctique.

  • Depuis quelques années, les scientifiques tentent de sensibiliser la population aux dangers du plastique à usage unique sur l'environnement. Dans cette optique, plusieurs pays, dont le Canada, ont annoncé le bannissement de certains produits à compter de 2021, notamment les pailles, les sacs, les bâtonnets à mélanger et les ustensiles. Toutefois, la crise du coronavirus continue de nous mettre au défi sur plusieurs aspects et est loin de favoriser les efforts pour diminuer la consommation du plastique à usage unique.

  • « De façon générale, on s'attend à des diminutions supplémentaires d'une espèce plutôt arctique comme le crabe des neiges », affirme Dominique Robert, professeur en océanographie biologique à l'Institut des sciences de la mer de l'Université du Québec à Rimouski. Bien que la pêche commerciale de ce crustacé soit encore promise à de belles années, l'habitat du crabe devrait diminuer de superficie dans le golfe du Saint-Laurent à court et à moyen terme, principalement en raison du réchauffement des eaux. « Si on a une diminution draconienne de la ressource, probablement qu'on va observer une diminution dans le nombre de quotas », prédit M. Robert.

  • « Pour les nouvelles mines et les mines qui sont en activité actuellement, le risque de contamination de la nappe phréatique ou des cours d'eau est beaucoup plus faible [qu'il y a une soixantaine d'années], parce qu'il y a une surveillance accrue à cause de la réglementation en vigueur de nos jours », dit Gérald Zagury, professeur titulaire au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal. Bien qu'il s'agisse d'une industrie où les risques de contamination ne peuvent être complètement écartés, M. Zagury souligne qu'il y a tout de même eu des progrès au cours des 30 dernières années au pays en ce qui a trait à la protection de l'environnement.

  • Les opérations militaires sur notre planète contribuent grandement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et participent donc aux changements climatiques. Voilà ce que fait remarquer Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement au quotidien Le Devoir. Il cite en exemple l'armée américaine, qui consomme annuellement plus de 80 millions de barils de pétrole, soit 220 000 barils par jour. Si Ottawa fait meilleure figure que son voisin américain, les activités militaires canadiennes ont tout de même un certain poids dans l'empreinte carbone totale du pays.

  • Les puits de pétrole pourraient nous sembler a priori peu favorables au développement de la vie. Pourtant, comme tous les écosystèmes de la planète, les réservoirs pétroliers contiennent des microbes et des bactéries. En entrevue, le chercheur et professeur associé au Département des ressources naturelles de l'Université McGill Charles Greer explique que ces bactéries sont capables de s'adapter dans ces environnements extrêmes.

  • « La température de l'eau joue un rôle déterminant dans la biologie du homard », note la journaliste scientifique Carine Monat au sujet de ce crustacé, qui est de plus en plus abondant dans les eaux canadiennes et de moins en moins présent au large de la Nouvelle-Angleterre. Elle explique que le réchauffement observé en Atlantique depuis une vingtaine d'années n'est pas étranger à ce phénomène. Les eaux de cet océan sont en effet devenues trop chaudes pour le homard, et c'est maintenant plus au nord que le crustacé jouit des conditions les plus optimales pour un meilleur taux de reproduction et de survie.

Vous aimerez aussi