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Moteur de recherche

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Avec Matthieu Dugal

Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion le samedi à 1 h)

Environnement

Une éolienne se dresse alors que des cheminées d'une centrale nucléaire crachent leur fumée au loin.

Photo : iStock / acilo

Urgence climatique oblige, nos spécialistes abordent, à travers de nombreux thèmes, la réduction de notre empreinte environnementale.

Liste des sujets

Sujets de 1 à 10 sur 40
  • « La serre ultime, elle n'existe pas encore. [...] Par contre, il y a eu énormément d'évolution technologique dans les dernières années, que ce soit en ce qui concerne les serres commerciales, avec leurs systèmes de chauffage, ou les serres solaires passives », affirme Pierre-Antoine Gilbert enseignant et coordonnateur du programme d'agriculture à l'Institut national d'agriculture biologique du Cégep de Victoriaville. Le spécialiste fait état des plus récents développements québécois en matière d'efficacité énergétique pour ce qui est des serres passives, c'est-à-dire ces structures qui ne disposent d'aucun chauffage d'appoint.

  • Décantation, traitement biologique à l'aide de bactéries, filtration : les étapes que franchissent les eaux usées, de notre salle de bain jusqu'à nos cours d'eau, sont nombreuses. Dominique Claveau-Mallet, professeure adjointe au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal, explique que si l'eau qui sort des stations d'épuration est « loin d'être propre », la qualité du liquide est tout de même suffisante pour permettre aux rivières ou au fleuve Saint-Laurent d'absorber cette pollution. La spécialiste explique également le rôle important que jouent les bactéries à une certaine étape du processus de traitement des eaux usées.

  • Le fait d'imaginer « l'apocalypse climatique » dans le monde de demain et de nous y préparer adéquatement permet-il de mieux vivre avec ce qui nous attend individuellement et collectivement? Est-ce qu'écouter des films catastrophes traitant de la crise climatique, lire des livres ou des romans au sujet du réchauffement de la planète ou encore jouer à des jeux vidéo dont l'action se passe dans un monde de dérèglement du climat permet de mieux nous préparer psychologiquement à l'inéluctable? « Oui et non », répond Anne-Sophie Gousse-Lessard, professeure associée à l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal. La chercheuse en psychologie sociale et environnementale y va de quelques pistes de réflexion.

  • Il est salutaire que des applications comme Flashfood ou FoodHero, conçues pour contrer le gaspillage alimentaire dans les épiceries, permettent à la population d'éviter que de nombreux aliments se retrouvent à la poubelle, mais il faudrait que l'industrie alimentaire au sens large contribue elle aussi au combat contre le gaspillage. Voilà ce qu'affirme Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable. Il souligne que si 47 % du gaspillage alimentaire sont attribuables aux consommateurs, 53 % sont imputables aux industries de la transformation, de la vente au détail, de la production, de la restauration et de l'hôtellerie, et du transport et de la distribution.

  • La technique la plus couramment utilisée actuellement pour recycler les batteries en fin de vie des véhicules électriques est non seulement polluante, mais aussi peu efficace : à peine 40 à 50 % des composantes peuvent être récupérées. Un nouveau venu dans l'industrie teste une combinaison de techniques basée sur l'hydrométallurgie. Recyclage Lithion, qui a reçu récemment un brevet pour son procédé, promet rien de moins que « la vie éternelle » aux métaux que l'on trouve dans ces batteries, tels que le lithium, le cobalt et le nickel.

  • Par souci pour l'environnement, il serait préférable de privilégier la facture électronique plutôt que la traditionnelle facture en papier auprès de vos fournisseurs de services. C'est du moins le constat que fait Laure Patouillard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, qui a comparé l'empreinte écologique des deux modes de facturation. Elle souligne que si tous les ménages de la Belle Province abonnés à Hydro-Québec optaient pour la facturation par courriel, cela réduirait l'émission de 900 tonnes métriques d'équivalent CO2, ce qui correspond aux gaz à effet de serre stockés par 1000 peupliers plantés au Québec pendant toute leur durée de vie.

  • « Il n'y a aucune raison pour exiger un cercueil, et il y a pas mal de raisons pour qu'il n'y ait pas de cercueil », dit Gilles Bronchti, professeur titulaire et directeur du Département d'anatomie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en évoquant la loi québécoise qui interdit, pour des raisons sanitaires, qu'une personne soit enterrée sans cercueil. Le spécialiste de l'étude de la décomposition des corps est catégorique : la croyance voulant que le cadavre d'un défunt soit dangereux pour l'environnement est non fondée. En fait, ce sont les cercueils, et non les corps, qui posent un plus grand problème pour l'environnement en raison des nombreux produits néfastes qu'ils contiennent.

  • Lorsque vient le temps de constater les effets du réchauffement de la planète, les images satellites, combinées à la science climatique, ne mentent pas. Cela est particulièrement vrai lorsqu'on observe la banquise de l'Arctique. Depuis la fin des années 1970, des scientifiques suivent son évolution mois après mois, et leur constat est accablant : d'une superficie d'environ 3 millions de kilomètres carrés en 1989, la banquise de l'Arctique est passée en 2019 à... 250 000 kilomètres carrés. Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement au quotidien Le Devoir, dresse le portrait plutôt inquiétant de la situation dans l'océan Arctique.

  • Depuis quelques années, les scientifiques tentent de sensibiliser la population aux dangers du plastique à usage unique sur l'environnement. Dans cette optique, plusieurs pays, dont le Canada, ont annoncé le bannissement de certains produits à compter de 2021, notamment les pailles, les sacs, les bâtonnets à mélanger et les ustensiles. Toutefois, la crise du coronavirus continue de nous mettre au défi sur plusieurs aspects et est loin de favoriser les efforts pour diminuer la consommation du plastique à usage unique.

  • « De façon générale, on s'attend à des diminutions supplémentaires d'une espèce plutôt arctique comme le crabe des neiges », affirme Dominique Robert, professeur en océanographie biologique à l'Institut des sciences de la mer de l'Université du Québec à Rimouski. Bien que la pêche commerciale de ce crustacé soit encore promise à de belles années, l'habitat du crabe devrait diminuer de superficie dans le golfe du Saint-Laurent à court et à moyen terme, principalement en raison du réchauffement des eaux. « Si on a une diminution draconienne de la ressource, probablement qu'on va observer une diminution dans le nombre de quotas », prédit M. Robert.

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