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Michel C. Auger
Audio fil du vendredi 2 février 2018

Le Louvre à la recherche des propriétaires de tableaux volés par les nazis

Publié le

Plusieurs peintures de diverses tailles sont accrochées sur les murs d'une salle du musée du Louvre
Des tableaux volés par les nazis sont exposés dans une salle du musée du Louvre, à Paris.   Photo : La Presse canadienne / Christophe Ena/Associated Press

« On espère que les gens pourront retrouver des tableaux subtilisés pendant la Seconde Guerre mondiale », explique Sébastien Allard, directeur de la section tableaux du musée du Louvre. Depuis quelques jours, deux salles du célèbre musée parisien accueillent de façon permanente 31 toiles volées par les nazis à des familles juives entre 1939 et 1945.

Le musée conserve en tout 296 de ces tableaux, une partie des milliers qui ont été récupérés à la fin de la guerre. « Une grande partie d’entre eux était présentée parmi les collections, mais il nous a semblé important de créer un espace pour montrer que ces œuvres ne nous appartiennent pas et sont en attente d’une restitution », précise M. Allard.

Dans le lot, on trouve des peintures de toutes les époques, de toutes les écoles et de toutes les qualités, provenant d’Italie, de France, d’Allemagne et des Pays-Bas. « Nous avons des chefs-d’œuvre comme La forêt, de François Boucher, ou Une tête de lionne, de Théodore Géricault. C’est représentatif d’à peu près tout ce qui peut exister comme peinture ancienne. »

Sébastien Allard, directeur de la section tableaux du musée du Louvre
Sébastien Allard, directeur de la section tableaux du musée du Louvre à proximité de nombreuses oeuvres volées par les nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale. Photo : La Presse canadienne/Christophe Ena/Associated Press

Le grand défi, explique Sébastien Allard, est de restituer le tableau au propriétaire légitime. « On peut trouver que les choses vont trop lentement, mais c’est variable en fonction du nombre d’indices dont nous pouvons bénéficier. Ça peut prendre quelques mois comme ça peut prendre plusieurs années. »

Pour y parvenir, des enquêtes généalogiques et des recherches de juristes et avocats sont nécessaires. Les preuves, elles, sont diversifiées. « Le dernier tableau restitué l’a été sur la base de photographies anciennes où on voyait le salon familial avec la toile. Ça peut aussi être des factures, des correspondances, des témoignages concordants », énumère M. Allard.

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