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Manon Globensky
Audio fil du mardi 5 décembre 2017

Comment aider les jeunes cyberdépendants

Publié le

Un jeune adolescent jouant à un jeu vidéo
Un jeune adolescent jouant à un jeu vidéo   Photo : Radio-Canada

« Le jeu vidéo, c'est un symptôme de quelque chose qui ne va pas », explique Guylaine Sarrazin, une travailleuse sociale qui aide depuis 2008 des jeunes de 13 à 21 ans aux prises avec des problèmes de cyberdépendance. Au fil des ans, elle a observé que le jeu devenait un refuge pour les adolescents, qui développent, par exemple, des problèmes de santé psychologique comme l'anxiété et la dépression, ou qui ont vécu des problèmes d'intimidation.

« Quand on voit que le jeune s’isole, qu’il ne fait plus les activités qu’il aimait, qu’on n’arrive plus à communiquer avec lui, ce sont des signes préoccupants », décrit l’intervenante au Centre de réadaptation en dépendance du CISSS de la Montérégie-Ouest. Elle recommande alors aux parents de tout faire pour établir un dialogue. « Même si on trouve ça difficile, il faut aller dans son monde, l’interroger sur ce que lui apportent les jeux vidéo. Il ne faut pas le juger, mais essayer d’aller voir ce que ça veut dire. »

L'ombre stylisée d'un jeune homme face à un ordinateur portable
L'ombre stylisée d'un jeune homme face à un ordinateur portable Photo : Reuters/Kacper Pempel

Au cours des dernières années, le centre où Mme Sarrazin travaille a mis sur pied un programme spécifique en cyberdépendance auquel participent les adolescents et leur famille. « Le but est de remettre le jeu à sa place pour qu’il ne prenne pas toute la place, justement. On va améliorer le sentiment de fierté, trouver une façon pour que le jeu reste un plaisir et que le jeune diversifie ses activités », résume-t-elle.

La travailleuse sociale fait d’ailleurs une mise en garde aux parents qui seraient tentés de couper complètement les jeux vidéo. « Avant de le faire, il faut comprendre à quels problèmes les jeux répondent. Dans les cas d’anxiété ou de dépression, par exemple, on enlèverait au jeune sa stratégie d’adaptation. Il faut plutôt aider le jeune à trouver d’autres façons de composer avec des problèmes de vie. »

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