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Midi info

Avec Michel C. Auger

En semaine de 11 h 30 à 13 h

Donald Trump : bilan mitigé de cette première année à la présidence

Audio fil du mardi 7 novembre 2017
Le président américain Donald Trump

Le président américain Donald Trump derrière un micro et devant la drapeau américain

Photo : Reuters / Jim Lo Scalzo

« C'est une brute, un guerrier, un abruti, un narcissique », fulmine Michael Krauss, pourtant d'allégeance républicaine. « On ne mène pas un pays avec une base électorale de 30 % », s'indigne pour sa part Robert Dion, un partisan démocrate. Bien qu'ils ont des opinions opposées sur une foule de sujets, les deux invités de Michel C. Auger partagent une aversion envers le 45e président américain. Douze mois après l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, il est impossible de dire si les États-Unis vont bien ou mal.

Le professeur à l’École de droit de l’Université George Mason, en Virginie, Michael Krauss fait partie de ceux qui apprécient la ligne dure adoptée par l’administration actuelle en matière de politique étrangère : « Rex Tillerson, James Mattis et les autres nommés par Trump corrigent les erreurs du président Obama. » Au contraire, le professeur de sciences politiques de l’Université d’Evansville, en Indiana, Robert Dion croit que le jeu de la Maison-Blanche engage les États-Unis sur « une voie meurtrière et sanglante ». « La seule chose qui peut nous rassurer, c’est qu’il fait souvent le contraire de ce qu’il dit », poursuit M. Dion.

Alors que Michael Krauss soutient que la centaine de juges nommés par Donald Trump feront un excellent travail, Robert Dion s’inquiète de l’empreinte que laisseront ces magistrats, qu’il estime en majorité à droite et contre les droits des femmes et des minorités.

Robert Dion est le premier à évoquer sérieusement la possibilité que Donald Trump ne termine pas son mandat : « Je ne souhaite pas la destitution du président […], mais il se peut que l’enquête de Robert Mueller nous mène en territoire inconnu, qu’il soit chassé ou qu’il claque la porte. » Michael Krauss se fait plus prudent : « Se sentira-t-il épuisé au point de vouloir revenir à sa vie d’hommes d’affaires? Je crois qu’il va rester, mais je ne suis pas sûr qu’il se représentera. »

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