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Manon Globensky
Audio fil du jeudi 26 octobre 2017

Jason Kenney, en guerre contre la péréquation

Publié le

Le candidat à la direction du Parti conservateur uni, Jason Kenney
Jason Kenney, candidat à la direction du Parti conservateur uni en Alberta   Photo : Radio-Canada

S'il est élu premier ministre de l'Alberta, le candidat à la direction du Parti conservateur uni (PCU) Jason Kenney brandit la menace de tenir un référendum pour changer la formule de péréquation. « Si les autres coins du pays veulent continuer à recevoir les richesses de l'industrie pétrolière de l'Alberta, ils doivent participer, au moins avec les pipelines », affirme-t-il.

L’avertissement vise directement le Québec, que l’ancien ministre fédéral de l’Emploi met en cause dans l’abandon du projet Énergie Est de TransCanada. « Si certains politiciens québécois s’opposent aux pipelines, ils s’opposent aux transferts de péréquation qui viennent du pétrole albertain », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à Denis Coderre, le maire sortant de Montréal. Selon M. Kenney, les Albertains ne comprennent pas pourquoi ils auraient à subventionner les services publics des provinces qui « ne veulent pas acheter le pétrole qui crée des richesses ».

La mise en garde de Jason Kenney vaut aussi pour d’autres provinces. « Si le gouvernement de la Colombie-Britannique bloque l’expansion du pipeline TransMountain de Kinder Morgan, j’entends annuler les permis de vente de pétrole albertain dans la province. »

L’abandon du projet Énergie Est surprend le candidat du PCU. « Ça représentait le rêve d’indépendance énergétique au Canada, explique-t-il. C’est pour ça que les gens de l’Ouest croyaient qu’il y aurait une grande acceptation. »

Le politicien, qui saura samedi s’il est élu chef du PCU, veut demander à Ottawa de revoir la formule de péréquation. Il rappelle que l’Alberta est en récession depuis longtemps, avec le taux de chômage le plus élevé au Canada en dehors des provinces atlantiques, et que sa province fournit 12 milliards de dollars par année au reste du pays par le biais du système de péréquation.

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