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Un an après l’arrestation de Michael Kovrig, ses ex-collègues gardent espoir

Midi info

Avec Michel C. Auger

En semaine de 11 h 30 à 13 h

Un an après l’arrestation de Michael Kovrig, ses ex-collègues gardent espoir

Rattrapage du mardi 10 décembre 2019
Michael Kovrig (à gauche) et Michael Spavor (à droite) ont été arrêtés par les autorités chinoises.

Il y a maintenant un an que Michael Kovrig (à gauche) et Michael Spavor (à droite) sont derrière les barreaux à Pékin.

Photo : La Presse canadienne/Twitter

Un procès devrait bientôt avoir lieu pour les deux Canadiens détenus en Chine accusés d'atteinte à la sécurité nationale. Karim Lebhour, porte-parole de l'International Crisis Group (ICG), l'organisation pour laquelle travaillait Michael Kovrig, garde l'espoir qu'ils seront libérés même si leurs dossiers ont été remis à des procureurs pour être évalués.

« On se tient prêts à travailler avec le gouvernement canadien dans cette nouvelle phase. J’espère que le procureur chinois qui va regarder ce dossier va constater en toute bonne foi que les accusations sont tout simplement ridicules. »

Il y a un an, quand Michael Kovrig a été arrêté à Pékin, personne à l’ICG ne se doutait qu’il resterait aussi longtemps derrière les barreaux. « On pensait que ça durerait quelques semaines. On ne comprend pas », admet M. Lebhour.

La situation est d’autant plus difficile à accepter pour ses ex-collègues que les nouvelles se font rares et que les contacts sont interdits. Seules des visites consulaires permettent d’en apprendre un peu sur son état, mais peu d’information circule à propos de ses conditions de détention, mis à part qu’elles sont très difficiles, selon le porte-parole de l’ICG. « Il n’a pas accès à un avocat, il ne peut pas parler à sa famille. Il n’a accès à pratiquement aucune activité, sinon à quelques livres, au compte-gouttes. On sait qu’il fait beaucoup de méditation, mais imaginez être enfermé dans une cellule sans aucune raison et, surtout, sans savoir quand tout cela se terminera, c’est quelque chose qui peut vous rendre fou. »

Aujourd’hui, son incarcération fait peser un poids sur l’organisation et toutes les personnes qui y travaillent. « On est une petite ONG face à un pays comme la Chine. On se trouve en quelque sorte prisonniers d’une espèce de bataille diplomatique dont Michael est la victime collatérale. Nous sommes une petite pièce dans un grand casse-tête très compliqué », se désole M. Lebhour.

Le porte-parole de l’ICG a d’ailleurs profité de son entrevue à Midi info pour lancer un message clair aux autorités chinoises. « Prendre une personne en otage parce qu’elle est en désaccord avec une décision judiciaire qui a été prise dans un autre pays, ce n’est pas comme ça que l’on conduit les affaires internationales. La Chine veut jouer un rôle plus important sur la scène internationale. Elle doit le faire, et c’est exactement ce que Michael Kovrig appelait de ses vœux. Mais il faut que la Chine accompagne cette montée en puissance de responsabilités et agisse en acteur responsable. »

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