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Manon Globensky
Audio fil du vendredi 9 août 2019

Comment garder vivante une langue autochtone presque disparue?

Publié le

Philippe Charland au micro de Manon Glonensky
Philippe Charland au micro de Manon Gloensky pour parler des défis de l’apprentissage des langues autochtones   Photo : Radio-Canada / Andrée-Anne Tremblay

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a déclaré 2019 « Année internationale des langues autochtones », et c'est la question que nous nous sommes posée en cette Journée internationale des peuples autochtones.

Au Québec, les personnes qui parlent l’abénaquis, la langue parlée par la nation autochtone d’Odanak, se comptent sur les doigts de la main. Philippe Charland en fait partie. « [ À la fin du 19e siècle], la langue a cessé de se transmettre par le milieu scolaire et est tombée dans le milieu familial. Il y a eu ensuite un glissement vers des gens qui ne transmettaient plus leur langue. »

Le professeur d'abénaquis enseigne au Collège Kiuana et a écrit, en collaboration avec la communauté d’Odanak, un dictionnaire français-abénaquis. « Le territoire va influencer la langue : ne plus faire les mêmes activités va faire en sorte que du vocabulaire va se perdre. Quelqu’un qui vit en milieu urbain et quelqu’un qui vit dans la forêt ne vont pas employer le même vocabulaire : il y a une partie de la langue qui va se perdre à cause de ça. Les langues autochtones évoluent aussi pour s’adapter aux nouvelles réalités. »

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