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Michel C. Auger
Audio fil du lundi 29 juillet 2019

Médicaments canadiens pour soigner des patients américains : faut-il craindre plus de pénuries?

Publié le

Bernie Sanders, le sénateur du Vermont, tient un flacon d'insuline alors qu'il s'adresse aux médias devant la pharmacie Olde Walkersville, à Windsor, en Ontario. M. Sanders et un groupe de patients atteints de diabète se sont déplacés à Windsor pour acheter le médicament afin de souligner les coûts élevés de l'insuline aux États-Unis.
Bernie Sanders, le sénateur du Vermont, tient un flacon d'insuline alors qu'il s'adresse aux médias devant la pharmacie Olde Walkersville, à Windsor, en Ontario.   Photo : Reuters / Rebecca Cook

Le candidat à l'investiture démocrate Bernie Sanders était de passage à Windsor, au Canada, hier. Il était en compagnie de personnes diabétiques venues acheter de l'insuline, un produit qui coûte moins cher ici qu'aux États-Unis.

Le fait que certains médicaments sont moins chers au Canada qu'aux États-Unis incite plusieurs États américains à adopter des changements législatifs qui permettent aux patients américains d’importer des médicaments du Canada.

La situation inquiète une quinzaine d’organismes canadiens, dont l’Association des pharmaciens du Canada, qui ont écrit une lettre à la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor. Selon eux, ces lois pourraient empirer la pénurie de médicaments au Canada.

En entrevue à Midi info, le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, souligne qu’il faut être vigilant, mais que le marché canadien est tout de même protégé.

« Ce n’est pas parce que les États-Unis permettent l’importation [de médicaments] que c’est permis pour nous d’en exporter. Dans le cas de l’insuline, elle est importée des États-Unis ou de l’Europe. Les filiales de ces fabricants pharmaceutiques, présentes au Canada, ne permettent pas en général aux grossistes d’exporter leurs produits à l’extérieur du Canada. Les grossistes canadiens n’ont pas le droit d’exporter ces produits. C’est la première ligne de défense. ». En ce qui concerne les pharmacies, M. Bolduc mentionne qu'un pharmacien doit dépanner un touriste américain, mais rappelle « qu’il n’est pas permis aux pharmaciens québécois ou canadiens d’exporter des médicaments ou de jouer aux grossistes. Vendre un produit pour six mois à un touriste américain, ce n’est pas quelque chose qui va se produire, normalement. »

M. Bolduc confirme que les pharmaciens d'ici sont confrontés à des pénuries de médicaments tous les jours. « Les pharmaciens québécois sont devenus des experts en gestion de pénuries », conclut-il.

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