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Manon Globensky
Audio fil du lundi 22 juillet 2019

Crise de l’eau à Bassorah, en Irak : Human Rights Watch réclame des mesures d’urgence du gouvernement

Publié le

Des déchets de plastique s’empilent près des épaves de la rivière Chatt el-Arab à Bassorah.
Un rapport de Human Rights Watch dénonce l’inaction du gouvernement irakien au sujet de la crise de l’eau potable de Bassorah.   Photo : Reuters / Alaa Al-Marjani

Dans un rapport rendu public aujourd'hui, l'organisme Human Rights Watch (HRW) dénonce l'inaction du gouvernement irakien quant à la crise de l'eau potable de Bassorah, la deuxième grande ville d'Irak.

Près de 4 millions de personnes vivent une crise sanitaire liée à l’insalubrité de l’eau à Bassorah. L’an dernier, plus de 118 000 personnes ont dû être hospitalisées pour des symptômes reliés à la contamination de l’eau. Le porte-parole de Human Rights Watch, Ahmed Benchemsi, rappelle que « les premières victimes de cette crise sont les plus pauvres, car il faut boire de l’eau embouteillée ».

Les problèmes qui minent le fleuve Shatt-al-Arab, principale source d’eau de la ville, sont nombreux, comme l’explique M. Benchemsi : « L’eau présente maintenant un niveau de sel élevé, ce qui fait que l’eau de la rivière est pratiquement devenue de l’eau de mer. Cela a un impact dévastateur sur les terres agricoles de la région. Par ailleurs, le fleuve contient des contaminants industriels et des ordures jetées par une partie de la population. » M. Benchemsi déplore également que le gouvernement n’ait pas prévenu la population lorsque trois fuites pétrolières sont survenues en 2018.

Selon Human Rights Watch, il est urgent que le gouvernement divulgue le résultat d’études sur la qualité de l’eau réalisées l’an dernier dans la foulée de manifestations populaires. L’organisme plaide finalement pour l’instauration d’une stratégie à long terme pour mettre fin à la crise.

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