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Manon Globensky
Audio fil du mercredi 17 juillet 2019

Tensions territoriales 29 ans après la crise d’Oka

Publié le

Un panneau annonce la délimitation de la communauté mohawk de Kanesatake et de la municipalité d'Oka.
L'entrée de la communauté mohawk de Kanesatake, au nord-ouest de Montréal, tout près de la municipalité d'Oka.   Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

La décision du promoteur Grégoire Gollin de restituer aux Mohawks de Kanesatake un terrain de 60 hectares ravive les tensions entre la municipalité d'Oka et la communauté mohawk.

L’expert des questions autochtones Éric Cardinal n’est pas surpris que ce geste posé dans une optique de réconciliation par le promoteur suscite autant de réactions. « Quand on parle d’enjeux territoriaux autochtones, c’est complexe. » Il estime cependant que le contexte a beaucoup changé depuis la crise d’Oka, en 1990, même si la question territoriale demeure : « Les risques de revivre une crise comme en 1990 sont pratiquement nuls. Depuis la crise, il y a eu beaucoup de décisions des tribunaux. Il y a eu aussi la Commission royale sur les peuples autochtones, la Commission vérité et réconciliation et la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. Sans compter qu’il y a actuellement des négociations entre le gouvernement fédéral et les Mohawks de Kanesatake. »

« Ni les Mohawks ni les citoyens d’Oka ne veulent revivre une crise comme celle de 1990. J’espère qu’on a appris de nos erreurs du passé. Les griefs ne se régleront pas par l’intervention de la police ni même par les tribunaux. Ça doit se régler au niveau de la négociation, ce qui est complexe parce que ça implique la municipalité, la communauté mohawk et les gouvernements, le fédéral surtout », dit Éric Cardinal.

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