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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du samedi 27 juillet 2019

Démonter la mécanique de la politique : la passion de Michel C. Auger

Publié le

Michel C. Auger au micro.
Michel C. Auger   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« J'étais sur le plancher du Palais des congrès de Montréal le soir du référendum quand Jacques Parizeau a fait son discours, sur la place Saint-Pierre lorsqu'ils ont élu le pape, devant Barack Obama lors de sa journée d'inauguration comme président des États-Unis. Ce n'est pas banal. » Durant son entretien avec Marie-Louise Arsenault, Michel C. Auger mentionne à quel point il se sent privilégié et chanceux d'exercer son métier. Le journaliste et analyste politique émet toutefois certaines craintes sur l'avenir des médias, qui manquent cruellement de financement.

À l’âge de 6 ans, Michel C. Auger avait l'intime conviction qu'il serait un jour journaliste. Il s'est dirigé vers ce métier sans y avoir étudié. Il a plutôt effectué des études en droit et en science politique. C’est l’hebdomadaire Le jour qui lui a donné sa première chance et ce n’est nul autre que Pierre Vadeboncœur qui lui a montré « comment écrire en français ».

The Gazette
Michel C. Auger a poursuivi sa carrière au quotidien The Gazette, un média anglophone qui a été tout « un challenge intellectuel » pour ce francophone. « The Gazette est une [école] d’apprentissage extraordinaire, mais en même temps, couvrir le référendum de 1980 à la Gazette n’était pas la chose la plus drôle pour un francophone, alors un moment donné, j'ai senti le besoin de voir ailleurs », explique Michel C. Auger.

Il est aujourd’hui à la barre de l’émission Midi info à la radio de Radio-Canada et il participe fréquemment à plusieurs émissions en tant qu’analyste politique.

L’analyse devient de plus en plus importante. Le décryptage est de plus en plus important, et ça, c’est notre rôle. Il faut qu’on l’assume, il faut qu’on le fasse bien.

Michel C. Auger

Les théories du complot
« Il y a des gens pour qui c’est rentable de dire que les journalistes sont tous des menteurs. Les gens ont appris à se méfier. Ils peuvent désormais aller chercher l’information comme ils la veulent. Internet est extraordinaire pour ça », explique Michel C. Auger. Le journaliste croit que les théories du complot ont toujours existé et qu’elles sont inévitables. Un des moyens pour les contrer est le journalisme d’enquête.

[Sans journalistes], les rumeurs deviennent des nouvelles et il faut y faire attention. Si tu n’as pas les moyens de valider l’information, n’importe quoi devient l’information.

Michel C. Auger

Opinion contre les faits
« Les gens ne font pas la différence entre l’opinion et l’analyse, pourtant, la différence est cruciale. L’opinion, c’est ''Je pense que''. […] L’analyse, c’est aller chercher des faits et dire voici comment ils sont en relation les uns avec les autres », indique Michel C. Auger.

La crise des médias
Le journaliste croit en l’importance du travail journalistique, mais il reconnaît que l’absence de ressources financières est un réel défi pour les médias, et que la solution n’est toujours pas connue. « Les médias ne suscitent plus de revenus, déplore-t-il. Comment voulez-vous diriger La Presse, Le Soleil, Le Devoir sans ça? C’est l’enjeu numéro un. »

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