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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du samedi 20 juillet 2019

Indépendance, féminisme et liberté : rencontre avec Francine Pelletier

Publié le

La journaliste et documentariste Francine Pelletier
La journaliste et documentariste Francine Pelletier   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

« L'opinion bien informée, bien dite, qui nous force à réfléchir à ce qu'il se passe et qui amène un débat d'idées, voilà ce qui me passionne. » Francine Pelletier signe une chronique dans Le Devoir depuis 2013 en plus d'enseigner le journalisme à l'Université Concordia depuis 2014. La journaliste indépendante qui a fait ses premières armes au sein du défunt magazine La vie en rose raconte à Marie-Louise Arsenault les événements les plus mémorables de sa carrière : son documentaire sur Jacques Parizeau, ses années comme correspondante parlementaire ainsi que l'épouvantable épisode de la tuerie de Polytechnique, qui continue de la hanter.

La vie en rose
Francine Pelletier est l’une des fondatrices du magazine d’actualité féministe La vie en rose, qui a vu le jour en 1980. « Sans parachute », ses collègues Claudine Vivier, Sylvie Dupont, Ariane Émond et Lise Moisan, toutes des militantes féministes, ont décidé de lancer un magazine qui sortait du lot à l’époque.

Nous étions nos propres patronnes. Je ne retrouverai plus cette atmosphère d’euphorie, de liberté, d’improvisation. Ça dépendait uniquement de nous. Nous n'avions de comptes à rendre à personne.

Francine Pelletier, journaliste

Cette expérience unique la convainc de demeurer une journaliste indépendante. « L'échange pour l’insécurité, c’est la liberté, et ça, je suis tombée dedans étant petite », dit-elle.

Le féminisme
« J’ai vécu un chemin de Damas. Le féminisme dans les années 70 était partout. » À travers des luttes comme le droit à l’avortement, Francine Pelletier faisait la rencontre de plusieurs femmes inspirantes. « On avait l’impression que l’on avait plus ou moins gagné, et on avait cette impression […] parce que ça avait été étonnement facile de tout changer », explique-t-elle.

Marc Lépine
Le 6 décembre 1989, l’impensable se produit. Marc Lépine assassine 14 femmes qui fréquentent l’École polytechnique de Montréal. Dans sa lettre de suicide, il fait allusion à 19 féministes québécoises, dont Francine Pelletier. À l'époque, la journaliste fait tout en son pouvoir pour rendre cette lettre publique.

Lépine a tué le futur, il a tué le progrès, il a tué où l'on s’en allait. Il a voulu arrêter ce mouvement qui veut que les femmes se tiennent debout.

Francine Pelletier, journaliste

L’avantage d’être une femme
Selon Francine Pelletier, il peut y avoir des avantages à être une femme lorsque l'on mène des entrevues avec des hommes politiques. « Il peut y avoir avantage d’être une femme, car, lors d'entrevues, c’est un combat de mentalités. La personne devant vous est convaincue qu’elle est plus forte, qu’elle va vous résister, son orgueil est très fort. Comme [les politiciens] sous-estiment les femmes, on entre par en dessous, ils nous laissent entrer sans nous avoir vues venir. Ils sont moins sur leurs gardes. […] On risque d’aller plus loin », souligne-t-elle.

Portrait de Francine Pelletier qui sourit devant une haie fleurie.
La journaliste Francine Pelletier Photo : Radio-Canada/Hamza Abouelouafaa

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